MUSEE  FAURE

       

                                

   

 

 

 

JUILLET 2011

 

Des peintures de Claude Viallat en exposition jusqu’au 25 septembre 2011 !  

« Le Musée Faure, outre sa vocation permanente de vitrine de l'art du XIXe siècle, s'est efforcé depuis une trentaine d'années de montrer dans ses expositions permanentes un panel le plus large possible d'une création contemporaine ouverte. Ainsi en a-t-il été du groupe « supports-surfaces » si important à l'aube des années 1970, et défendu entre autres à l'époque par Françoise Guichon, alors conservatrice des musées de Chambéry et d'Aix Bains. Le Musée Faure a ensuite consacré une petite exposition en 2005 à Pierre Buraglio, 1'un des fauteurs de trouble de cette période.  

Quoi de plus naturel aujourd'hui que d'inviter Claude Viallat à venir montrer des travaux récents à Aix-les-Bains?

Il est sans doute emblématique de ce mouvement « supports-surfaces » dont il s'est pourtant rapidement séparé en 1971, mais le groupe lui-même n'était-il pas en train d'imploser? Viallat est en tout cas à nos yeux l'un des plus grands artistes français contemporains, et mérite amplement cet hommage.

Voici quarante-cinq années que Claude Viallat décline sans cesse sa « forme »,découverte de façon aléatoire en 1966, ce qui peut apparaitre à beaucoup comme une contrainte, et qui, paradoxalement offre à l'artiste une extraordinaire liberté de création et de manœuvre, car tous les supports, toutes les couleurs, tous les formats lui sont grands ouverts.

Les œuvres présentées dans cette exposition, des grands draps ou de la grande banderole tendues dans la grande salle jusqu'aux « capteurs de rêve » ou aux pièces de tissu rabouté montrées dans le petit salon, tout contribue à faire jaillir cette idée de liberté et d'intensité créatives intactes.

            De toute façon, Viallat n'en est pas à un paradoxe près, puisqu'il est aussi innovateur qu'homme de tradition, ardent défenseur en son Gard natal, des traditions taurines et autres particularités locales.

Et c'est, en plus de son œuvre extraordinaire, ce qui nous le rend particulièrement attachant. Il faut avoir assisté, en son atelier nîmois, au ballet qu'il nous offre, en compagnie de son épouse Henriette, lorsque tous deux, en des gestes cent fois répétés, déplient, montrent à même le sol, et replient tout aussi prestement ces peintures, ces tissus de toutes les textures et de tous les formats qui forment autant de petits tas le long des murs de l'atelier.

Beaucoup de monde à l’inauguration

Qu'ils soient vivement remerciés pour cet instant privilégié!   

C'est ce rare moment de bonheur que nous essayons de renouveler au Musée Faure, où Claude Viallat a accepté de déplier pour nous durant tout l'été dix-huit peintures réalisées au cours des deux dernières années ! »,

précise André Liatard le conservateur du Musée Faure à l’occasion de l’inauguration de l’exposition en présence de l’artiste, Dominique Dord député maire d’Aix les Bains, de Frédérique Martiningo commissaire de l’exposition avec André Liatard, de Renaud Beretti 1er adjoint, Annie Aimonier davat déléguée à la culture et un nombreux public.

                   40 ans d’architecture

Dans le cadre de ce vernissage, cette exposition était jumelée avec l’anniversaire des 40 ans du Cabinet Viand Architecte »    

                  Claude Viallat en bref

Claude Viallat est né à Nîmes en 1936. Membre fondateur de « Supports/Surfaces », son oeuvre en incarne l'esthétique. Il en poursuit sans relâche l'expérimentation constitutive. Son travail, terme que la théorie « Supports/Surfaces » oppose à art ou création artistique, est fondée sur la répétition d'une forme simple fonctionnant comme un logo. Mais la forme, soi-disant trouvée par hasard, dont l'apposition sur un support découlerait des jeux décoratifs de l'habitat méditerranéen, n'est pas indéfinie, comme on l'a trop dit ou trop écrit. Il s'agit d'une forme organique aux signifiés indéniablement anthropomorphiques. Son usage permet donc, la déconstruction du tableau en ses constituants matériels effectuée, de reprendre, comme à l'origine, le travail de la peinture, d'organiser la navette dialectique entre la pratique et la théorie.  

C'est, depuis 1966, sur des supports de toile libre que ne structure plus un châssis que Claude Viallat appose sa forme. C'est la matière du support imprégné qui donne à la forme, en fonction de son tissage, de sa texture, un contour plus ou moins net, une intensité de ton plus ou moins forte. L'art de Claude Viallat se caractérise par la somptuosité de la couleur qui l'impose comme l'un des grands coloristes de l'histoire de la peinture occidentale.

Ses oeuvres ont été exposées dans la plupart des lieux d'Europe, d'Amérique et d'Asie dédiés à la présentation de l'art moderne et contemporain, et figurent dans la plupart des grandes collections publiques et privées.

               Jusqu’au 25 septembre 2011

L’exposition est visible jusqu'au 25 septembre, au Musée Faure, 10 boulevard des côtes, ouvert tous les jours, sauf mardi s et jours fériés (14 juillet, 15 août) de 10 heures à 12 heures et de 13 h 30 à 18 heures.

Tél. 04 79 61 06 57

Fax. 04 79 35 22 70

e. mail: museefaure@aixlesbains.fr 

JUIN 2011

Exposition Denise Geisen

« Peinture de lumière », sculptures de cristal  

Débutée le 30 avril dernier, la très belle exposition « Peinture de lumière » sculptures de cristal, présentée par l’artiste d’origine suisse Denise Geisen, se terminera le mercredi 22 juin 2011.

Lors du vernissage, André Liatard, conservateur du Musée Faure a présenté en ouverture l’œuvre et la démarche de l’artiste : 

« La combinaison du cube, forme simple par essence et du cristal, symbole de pureté, de clarté et d'innocence, semble à priori partie de l'harmonie esthétique la plus évidente et de ce fait la plus difficile à animer artistiquement .Ceci. d'autant plus si l'on se permet des digressions morphologiques ou des torsions chromatiques. L'on entre alors dans un vrai champ de création, où notre propre image devient notre ombre et notre vertu un fardeau, où l'on s'invente de nouveaux savoir-faires pour que tout devienne tout à coup indispensable.  

C'est à un résultat très accompli et très émouvant qu'est parvenue Denise Geisen, en puisant dans son album personnel de références et désirs enfouis. Ceci est très probant dans le fond : des bushmen et des aborigènes à notre époque, en passant par l'Egypte antique et l'Amérique précolombienne, dans une exploration introspective de tout son panorama géo-ethnique sensible, avec toujours ce petit clin d'œil aux plus défavorisés (la femme et l'enfant). Elle semble avoir capté l'essence de tous ces micro-mondes, qu'elle parvient tout à fait à faire exister et surtout à nous restituer, en un vrai message d'empathie.  

L'expression artistique est harmonieuse dans l'écriture, la forme et la couleur, et parait en plus chaleureuse et sympathique. Rien n'est convenu, vraiment. L'on décèle presque sur le champ la profonde sensibilité de la créatrice et son désir perfectionniste. Certes il reste des choses à peaufiner, mais n'est-ce-pas là toute la difficulté du mode opératoire de la création? Cette profonde sincérité véhicule en elle-même le désir profond d'amener sa pierre à l'édifice de l'Humanité », avant de conclure :

« On sent beaucoup de respect, de recul et de réflexion quant à chacun des peuples ou des histoires abordés. Rien n'est neutre, par exemple l'emprunt graphique iconographique et esthétique. Plus qu'un travail d'amatrice éclairée, c'est ici un vrai labeur de créatrice, sur un thème construit et bien identifié, traité avec une belle maestria technique et donc un beau rendu. Et surtout, cela nous renvoie à nos propres questionnements, ce qui est la base même d'un engagement artistique ».

      Claude Viallat du 1er juillet au 25 septembre

L’exposition de peintures de Claude Viallat lui succédera du 1er juillet au 25 septembre 2011.

Musée Faure 10 boulevard des Côtes Aix les Bains.

Le musée est ouvert tous les jours sauf les mardis et jours fériés de 10h à 12h et de 13h30 à 18h.

Tel.04 79 61 06 57

Fax. 04 79 35 22 70

e.mail: museefaure®aixlesbains.fr 

 

« Noires Lumières » de Solange Kowalewski  

Le vernissage de l’exposition des œuvres « Noires Lumières » de l’artiste Solange Kowalewski, s’est déroulé en présence de Dominique Dord et d’un nombreux public de connaisseurs.

André Liatard le directeur du Musée Faure présentait cette exposition: « Et la Lumière fut... origine de toute vie, de toute animation? origine du manichéisme dans lequel le blanc est le Bien, et où le noir représente l'antre ténébreuse du Mal ? Le philosophe nous a appris bien sur que tout était plus nuancé et plus complexe. Le poète a exploré tous les extrêmes de cette dualité en y découvrant d'autres territoires insoupçonnés. Le peintre et le graveur nous traduisent dans le concret, l'abstraction de tous ces espaces.

Les techniques traditionnelles et innovantes de la gravure, ainsi que les supports informatiques, sont les armes absolues de Solange Kowalewski.

Et le miracle opère: le noir s'éclaire, luisant ou amati, il prend sa vraie dimension colorée, être et non-être, vérité et faux-fuyant. Les formes s'animent en grappes ou massifs d'ombre, perçant la carapace de l'image par ces ténèbres illuminés.

          Un travail minutieux, sophistiqué sur le NOIR

La particularité d’une artiste graveuse, c’est d’être vraiment dans son coin. C’est un travail de minutie et on rajoute encore de la difficulté car il y a toute une série de techniques, allant de l’eau forte à la taille douce. Ce qui m’a intéressé tout particulièrement chez Solange Kowalewski, c’est son travail sur le noir.

Les œuvres autour de nous représentent un travail extrêmement précis, fouillé, sophistiqué !

Il a fallu mettre en scène cette exposition de la façon la plus adéquate possible sur un fond particulier, car ce travail doit être présenté dans un contexte approprié.

Les grands formats se trouvent dans cette salle et à côté il y a un cabinet de curiosités, comme cela se  faisait au 19eme siècle avec des petits clins d’œil et pour lequel Solange a eu carte blanche ».

                  Artiste méconnue

Contemplant les oeuvres, le député Dominique Dord reconnaissait que l’artiste était trop méconnue : « Vous êtes une artiste locale trop méconnue, comme c’est souvent le cas des artistes dans leur propre ville. Le travail de la gravure n’est pas fréquemment accroché sur ses murs et, c’est très bien de montrer cette technique par ailleurs très compliquée.»

Solange Kowalewski est professeur d’Art Plastique dans un collège d’Aix les Bains et travaille la gravure depuis de nombreuses années. L’artiste a fait des études à l'Ecole des Beaux-Arts de Mulhouse. Puis elle a travaillé la gravure avec le professeur Robert Simon, au cours de stages à la « Scuola Internazionale di Grafica » de Venise avec Ricardo Liccata, puis avec Blandine Leclerc, professeur à l'école supérieure d'art de Grenoble.

Cette 2eme exposition de l’année 2011 du Musée Faure est visible jusqu’au 17 avril 2011.

Musée 10 boulevard des Côtes ouvert tous les jours de 10 à 12h et de 13h30 à 18h, fermé les mardis.  

L’artiste Solange Kowalewski en compagnie du député maire Dominique Dord et du commissaire de l’exposition André Laitard  

 



 

Hommage et émotion autour du « Face à Face »

Pierre Leloup et Mylène Besson  

Le Musée Faure présente « Face à Face », une exposition regroupant des œuvres de Pierre Leloup et Mylène Besson.

Pierre Leloup est né en 1955. Peintre, poète, décorateur de théâtre, infatigable illustrateur et grand « passeur d'art », le sien mais aussi et surtout celui des autres, il a été un grand animateur du musée Faure, avec 2 expositions personnelles en 1989 et 1996, et 2 expositions collectives autour de son ami Michel Butor en 1995 et 2006. Pierre Leloup est décédé en janvier 2010 d’une longue maladie.

Mylène Besson peintre et illustratrice elle aussi, a été la compagne de vie et de route de Pierre. A ce titre elle a grandement aidé à la préparation et la concrétisation de cette exposition.

                 Aixois et chambériens unis

En ce vendredi 14 janvier, beaucoup de monde était présent à l’heure du vernissage dont

Renaud Beretti 1er adjoint d’Aix les Bains, Annie Aimonier Davat déléguée à la culture d’Aix les Bains, Jean Pierre Ruffier 1er adjoint et de la culture de Chambéry, ainsi que  la famille de Louis Besson présente au côté de leur fille.

Comme il est une coutume appréciée par l’auditoire, il revenait à André Liatard conservateur du Musée Faure de présenter avec beaucoup d’émotion les 2 artistes, car il fut en plus très proche de Pierre :

« Pierre Leloup et Mylène Besson sont tous deux présents à cette amoureuse confrontation artistique où le travail de chacun n'est là que pour se refléter dans l'œuvre de l'autre et vice-versa. Chacun avec ses propres atouts, dans l'immuabilité de l'écho du rire de Pierre et du grand sourire si chaleureux de Mylène. Car c'est bien là que se noue ce dialogue affectif: dans les veloutés de peau ou la richesse de la texture du bois chez Pierre, et chez Mylène, par sa quête du beau dessin et la somptuosité de ses représentations féminines. Le spectateur est ici le témoin privilégié de cette intimité et de cette harmonie picturale.

                   Hommage à Pierre leloup

Cette exposition est aussi une forme d'hommage à Pierre Leloup, notre ami si tôt disparu, qui a tant œuvré au Musée Faure et tant milité en faveur de l'Art pour tous. Cette confrontation qui n'en est pas une, est notre témoignage d'amitié et de reconnaissance envers lui, un événement concocté de longue date et qui se concrétise tout naturellement.

Tout a démarré après l’exposition de Michel Butor en 2006. On s’est dit avec Pierre et Mylène de faire quelque chose. Et arbitrairement on avait fixé le début 2011.  Puis le temps a passé et entre temps Pierre a disparu après avoir supporté la fatigue et la souffrance avec philosophie. L'artiste savait éviter le sujet ou le balayer d'une pirouette pour ne s'occuper que de ce qui l'animait depuis toujours: l'art et la rencontre. Avec l’accord de Mylène on a décidé de faire cette exposition. Une exposition aux noms de tous les amis de Pierre et Mylène. Pour moi, c’était presqu’un frangin.

C’est non seulement un hommage rendu à Pierre mais aussi cette petite confrontation entre Mylène et Pierre comme on l’avait imaginé.

Je remercie tous les gens qui ont participé à cette très belle exposition et qui ont réalisé le catalogue et les vidéos qui tournent autour de l’exposition.

Cette collaboration est aussi des témoignages d’affection pour Pierre. Pierre ce soir est avec nous, il plane avec nous ! »

De son côté Renaud Beretti rappelait sa rencontre avec les 2 artistes : « Vous êtes de nombreux familiers du Musée, mais aussi beaucoup de chambériens pour une exposition qui est à la fois un hommage et un moment émouvant mais aussi de partage. Pierre était un passeur d’émotion et de créativité. Il y a quelques années on avait décidé d’ouvrir à la culture le Château des Ducs de Savoie. A cette occasion Pierre et Mylène avec exposé leurs œuvres ».

Les œuvres présentées sont agrémentées de textes d'André Liatard, de Jean-Paul Gavard-Perret, de Michel Butor, de Patrick Longuet, ainsi que des vidéos.

 

 

 

La der du Musée Faure  

Portrait de Maurice Mollard  

La dernière œuvre achetée en 2010 par le Musée Faure, est un portrait de Maurice Mollard, visible dans l’entrée du Musée. Ce tableau (61x45.5cm) datant de 1932, a été réalisé au fusain par Lucien Jonas (1880-1947). Figure du monde artistique des années 1920-1930, Lucien Jonas étonna son époque par l'habileté de son crayon de dessinateur et celle de ses pinceaux de portraitiste et de décorateur mural.

Un de ses tableaux, représentant un mineur agenouillé portant une barrette et une lampe, a été choisi pour illustrer le timbre commémoratif intitulé « Hommage aux mineurs - Courrières 1906-2006 », pour le centenaire de la catastrophe minière, dite de Courrières.

L’achat de ce tableau représentant Maurice Mollard, met à l’honneur un savoyard qui a marqué son époque et a relancé une certaine dynamique de la ville d’Aix les Bains de l’époque.

D’ailleurs la place devant la Mairie d’Aix les Bains, porte le nom de cet important homme politique savoyard des années 1900.

Maurice Mollard est né le 15 janvier 1863 à Saint-Jean-de-Chevelu et décédé le 20 janvier 1947 à Paris.

Fils de travailleurs, c'est à ses qualités personnelles que Maurice Mollard doit la belle carrière qu'il s'est lui-même ouverte.

A la fin de 1919, il est successivement élu conseiller municipal, puis maire de Saint Paul sur Yenne jusqu'en 1925, conseiller général du canton d’Yenne et sénateur de la Savoie de 1920 à 1944

Au Sénat, il s'inscrit au groupe de la gauche démocratique, radicale et radicale-socialiste, et fait partie de multiples commissions.

Maurice Mollard n'oublie pas pour autant de mettre sa compétence au service de son département, s'occupant à la fois des routes et des chemins, des adductions d'eau, de l'électrification, de l'organisation des services de transport (tunnel du Chat)!

La municipalité d'Aix-les-Bains ayant démissionné, Maurice Mollard présente aux élections une liste qui emporte la majorité des suffrages et le 23 juin 1932 le nouveau conseil le choisit aussitôt pour maire d’Aix les Bains. Il accepte cette nouvelle fonction, mais pour une période limitée, le temps de mettre en oeuvre la rénovation de la station thermale : Théâtre de Verdure, Thermes Pétriaux, plage municipale, Monument aux morts en bas de l’avenue de Genève. Cette prospérité rejaillit incontestablement sur toute la Savoie 

Considérant comme achevée sa tâche à la mairie d'Aix-les-Bains, Maurice Mollard démissionnera le 13 novembre 1937, tout en restant conseillé municipal.

Il décide de s'atteler aux grands problèmes économiques : entre autres, celui de l'économie générale du pays, qu'il s'agisse du tourisme, du commerce extérieur ou des matières premières. C'est alors qu'il s'embarque en août 1938 sur le « Massilia » pour un voyage d'étude qui l'amènera à visiter successivement le Brésil, l'Uruguay, l'Argentine, le Chili, le Pérou et la Bolivie !

Peu après survient la guerre, puis l'armistice. Le 10 juillet 1940, Maurice Mollard vote pour le projet de loi constitutionnelle accordant les pleins pouvoirs au gouvernement du maréchal Pétain !

(Extrait du « Dictionnaire des Parlementaires français », Jean Jolly 1960/1977).  

Le conservateur du Musée Faure André Liatard, devant le portrait de Maurice Mollard (1863-1947)

 

Exposition « Papiers en Vrac » au Musée Faure

Un beau panel artistique d’œuvres sur papier !  

Depuis une dizaine d'années au gré d'acquisitions ponctuelles, le Musée Faure a peu à peu développé une collection d'œuvres de grandes qualités sur papier, peintures, pastels, dessins et estampes !

En cette période de vacances de la Toussaint et en présence d’un public de connaisseurs relativement nombreux, le conservateur André Liatard présentait une exposition d’œuvres du Musée en présence de Sylvie Cochet 2eme adjointe à la Mairie d’Aix les Bains et de certains artistes dont des tableaux étaient accrochés aux cimaises, comme Claude Hermann:  

«  On présente ce type d’exposition tous les 3 ou 4 ans ce qui permet également de voir les dernières acquisitions du Musée.

Ces œuvres font partie des collections du Musée et il est important de temps en temps de les montrer pour permettre au public aixois et de la région de les voir ou les revoir car les 9 dixièmes des œuvres présentées ont été exposées sur ces murs. Cette exposition de vacances montre des œuvres qui font le trésor de guerre de notre Musée.

Cela permet à ces œuvres de prendre un peu l’air car si on avait un espace pour l’Art Contemporain, on pourrait les exposer de façon permanente. Mais les murs du Musée Faure ne sont pas extensibles !

              Le trésor de guerre du Musée

On a un peu sélectionné les noms les plus prestigieux en ciblant particulièrement la création contemporaine depuis les années soixante environ, jusqu'à 2010.

A partir de certaines expositions (Alechinsky, Baselitz, Brusse, Buraglio, Coignard, Jorn, Voss, Ruslin,...) et de dons des artistes ce qui veut dire qu’ils ont été contents de l’accueil qu’ils ont reçu ici, ou d'autres opportunités, cette exposition nous entraîne vers la découverte d'artistes moins familiers aux aixois, tels que Louise Bourgeois, Philippe Favier, Claude Hermann, Fabrice Hyber, Ernest Pignon-Ernest, Pincemin, Viallat, Monory ou Villegle, Tapies. 

Pour moi c’est une exposition très particulière car la plupart de ces artistes sont des amis et quelques uns ont déjà disparu comme Kamel Appel en 2006 ou James Coignard dont son exposition en 2007 au Musée Faure fut sa dernière. »

Cette exposition présentant une partie du patrimoine du Musée Faure, est visible jusqu’au 19 décembre.

Le musée Faure, 10, boulevard des côtes, à Aix-les-Bains, est ouvert du mercredi au dimanche de 10 heures à 12 heures et de 13 h 30 à 18 heures. Fermé le 11 novembre.  

André Liatard en compagnie de Sylvie Cochet

 

Exposition « Aix en 1860 » au Musée Faure  

Il y avait foule au Musée Faure pour l’inauguration de la très belle exposition « Aix en 1860 », avec notamment des personnes ayant revêtues des costumes de l’époque du plus bel effet !

A travers de nombreux documents, textes, photographies, plans, cartes, objets et même maquettes, cette exposition représente la ville d’Aix les Bains lors du rattachement de la Savoie à la France en 1860 !

Il revenait à André Liatard conservateur du Musée Faure de présenter l’exposition: « Cette exposition a demandé beaucoup de travail et maintenant le résultat est sous vos yeux. Elle change de l’habitude des lieux avec les peintures. C’est une autre façon de visiter notre ville à l’occasion de ce week end  sur le patrimoine ».

Françoise Lapeyre-Uzu conservatrice régionale de l’Inventaire, rappelait le travail réalisé par son équipe chargée de l’Inventaire de la ville : « Chaque année nous faisons des expositions et la dernière a eu lieu sur les décors des architectures d’Aix les Bains. Cette année pour le 150eme anniversaire du rattachement de la Savoie à la France, il nous a paru intéressant de vous faire découvrir Aix les Bains sous divers aspects : archives, photos, objets, gravures, maquette. C’est le résultat d’une action collective ». 

                Ville d’Art et d’Histoire

Pour le député maire Dominique Dord, ce long travail doit déboucher sur la reconnaissance de la ville comme ville d’Art et d’Histoire : « Il y a une première démarche d’inventaires monument par monument, immeuble par immeuble, maison par maison  une démarche lente et longue qui devrait nous permettre d’être reconnu ville d’Art et d’Histoire ! La 2eme démarche a lieu à l’occasion du 150eme anniversaire du rattachement de la Savoie à la France. On organise beaucoup de manifestations autour de cet évènement. Dans cette série de manifestations, c’est bien de sortir l’inventaire de notre patrimoine et de l’ouvrir à la population aixoise avec le Musée Faure. » 

Pour rappel, en 2002, l’Etat et la Ville d’Aix les Bains ont lancé l’inventaire topographique du patrimoine architectural de l’ensemble de la commune. En 2009, la région Rhône Alpes et la Ville ont signé une nouvelle convention pour la poursuite de l’Inventaire !

Exposition au Musée Faure jusqu’au 24 octobre 2010

Arts et mémoire N°59 Septembre 2010 « Aix en 1860 », publié par la Société d’Art et d’Histoire d’Aix les Bains 8.50 €uros  

 


L’Inventaire général du patrimoine culturel  

Créé en 1964 par André Malraux, alors ministre des Affaires culturelles, l'Inventaire général des monuments et richesses artistiques de la France est chargé de recenser, étudier et faire connaître toute œuvre qui du point de vue historique, artistique ou archéologique fait partie du patrimoine national.  

Dans chaque région de France, un service de l'Inventaire effectue, selon une méthodologie scientifique et des principes d'analyse communs, cette mise en mémoire du Patrimoine. La démarche s'inscrit dans un cadre interdisciplinaire qui associe historiens, historiens de l'art, architectes, archéologues, ethnologues, géographes, afin d'avoir une vision globale du phénomène urbain.  

La loi du 13 août 2004 relative aux libertés et responsabilités locales a donné une base législative à l’Inventaire, qui s'appelle désormais Inventaire général du patrimoine culturel, et en a attribué les compétences aux Régions à compter du 1er janvier 2005.  

Par convention signée le 30 décembre 2002, l 'Etat (Direction régionale des affaires culturelles) et la Ville d’Aix-les-Bains ont lancé l'inventaire topographique du patrimoine architectural de l'ensemble de la commune.  

Le 26 juin 2009 la Région Rhône-Alpes et la Ville ont signé une nouvelle convention pour la poursuite de l’Inventaire.  

Après un récolement de la documentation disponible, un recensement exhaustif des édifices, édicules et ensembles, bâtis et non bâtis, est effectué. Il permet de construire l'atlas historique de la ville et d'étudier son évolution.  

La documentation rassemblée, textes, photographies, plans et cartes, alimente les bases de données du ministère de la Culture consultables sur Internet. Entièrement numérisée, elle est également en ligne sur la plateforme de la région Rhône Alpes (http://sdx.rhonealpes.fr) et sur le site de l'Inventaire aixois (www.patrimoine-aixlesbains.fr).  

L’équipe chargée de l'Inventaire de la ville, placée sous la responsabilité de Françoise Lapeyre-Uzu, conservatrice régionale de l’Inventaire, est composée de : Marie-Reine Jazé-Charvolin, chercheur au service de l’Inventaire, Joël Lagrange, archiviste municipal, Philippe Gras, chercheur Ville d'Aix-les-Bains, François Fouger, photographe de la Ville d'Aix-les-Bains , avec la participation de Yves Godde, informaticien en charge du dossier électronique et de Paul Cherblanc, dessinateur cartographe au service de l'Inventaire.  

L'EXPOSITION Aix en 1860 au Musée Faure  

L’exposition, intitulée "Aix en 1860", présente un état de la ville au moment du rattachement de la Savoie à la France. Cette vision d’Aix-les-Bains, arrêtée en 1860, s’attache plus particulièrement à l’urbanisme et à l’architecture de la cité, tout en dressant un panorama de son développement économique et de la vie culturelle de la station thermale.  

Exposition présentée au Musée Faure du 11 septembre au 24 octobre 2010.  

Conception et réalisation : service de l’Inventaire général du patrimoine culturel, Région Rhône-Alpes et Ville d’Aix-les-Bains : Philippe Gras, Marie-Reine Jazé-Charvolin et Joël Lagrange ; photographies et maquette de la ville en 1860 : François Fouger.  

INFORMATIONS PRATIQUES  

Musée Faure

10 bd des Côtes

73100 Aix-les-Bains  

Tél. : 04 79 61 06 57  

Ouvert de 10h00 à 12h00 et de 13h30 à 18h00. Fermé les mardis et jours fériés.  

Site Internet de la ville d'Aix-les-Bains : www.aixlesbains.fr  

Site Internet de l'Inventaire du patrimoine de la ville d'Aix-les-Bains : www.patrimoine-aixlesbains.fr  

Inventaire du patrimoine / Archives municipales

2 rue Lamartine

73100 Aix-les-Bains  

Arts et mémoire N°59 Septembre 2010 « Aix en 1860 », publié par la Société d’Art et d’Histoire d’Aix les Bains 8.50 €uros

Exposition : Terres basaltiques Céramiques de Claude Berlie Caillat  

Le mariage artistique d’un artiste avec son volcan !  

L’inauguration de l’exposition originale à base de Magma intitulée « Terres basaltiques Céramiques » de Claude Berlie Caillat, s’est déroulée en présence de l’artiste, de son grand ami l’un des meilleurs céramistes actuels Jean Girel, du député maire Dominique Dord, du 1er adjoint Renaud Beretti, de l’adjointe Corinne Casanova, de nombreux invités et des amis de l’artiste venus de la république tchèque, du Maroc et de La Réunion.

« C’est peut être le début d’un échange entre la France métropolitaine et l’Ile de La Réunion, compte tenu du travail effectué par Claude Berlie Caillat », précise en ouverture le conservateur du Musée Faure André Liatard, avant de poursuivre : « Un beau jour Claude décide de partir à l’Ile de La Réunion par hasard. Et il y est resté. C’est là que débute cette extraordinaire histoire et on en voit les résultats autour de nous. C’est une espèce de mariage artistique entre un artiste et un volcan.

            Boites de la  vie et urnes de la mort !

A partir du basalt et de la lave qu’il maille, Claude essaie de créer quelque chose de tout à fait nouveau.

Toutes ces boites de vie sont en basalt (lave émaillée, verre, naco, cristal, bois) où le fer essaie de s’échapper comme un trop plein créatif.

A côté se trouve des urnes très joliment émaillées, soit quelque chose de funéraire. On a ainsi les boites de la vie et les urnes de la mort ! Tout est lié. La céramique est comme le monde, un éternel recommencement.

Claude est déjà venu exposer au Musée il y a 5 ans. Au fil de nos rencontres on a décidé de cette nouvelle exposition.

Jean Girel ici présent est un vieil habitué également du Musée Faure où il a exposé à 2 reprises et sans doute bientôt une 3eme ! »

                      Un globe-trotter

Claude Berlie Caillat céramiste globe-trotter né en 1952, découvre sa passion au fil de ses voyages, la perfectionne dans l'atelier de Jean Girel céramiste maître d'art, dans son atelier de la Chapelle Blanche en Savoie, avant de poser ses valises voici un quart de siècle sur l'Ile de la Réunion.

C'est là qu'il va se métamorphoser peu à peu en un « pionnier des Arts du Feu », puisqu'il aborde progressivement toutes les disciplines plastiques liées à la céramique, au verre, à la pierre volcanique de sa terre d'adoption.

Terres basaltiques, est le résultat de cette rencontre de l'artiste avec une terre d'eau et de feu : il présente des boites et des urnes magmatiques où il mêle avec bonheur la lave émaillée et le verre aux éclatantes couleurs tropicales.     Actuellement il anime un Centre d'Art à St Joseph sur la côte sud de la Réunion.

Après avoir remercié toutes les personnes qui l’ont aidé a présenté cette exposition, Claude Berlie Caillat ne cachait pas sa satisfaction de pouvoir revenir sur sa terre savoyarde : « C’est un grand plaisir de revenir dans ce magnifique lieu. Je tiens à remercier les délégations tchèque et marocaine présentes ce soir et qui sont déjà venues me rendre visite à La Réunion. Cela donne ainsi un côté international à cette soirée.

Lors de la création de mes œuvres, j’essaie de reprendre ce qui est à l’envers et de remettre à l’endroit ce qui est à l’envers. C’est souvent un travail qui est dans l’aléatoire, même si des tentatives montrent quelques progressions maitrisées. Sur l’Ile j’ai démarré avec de la terre car je suis potier. Mais très vite je me suis tourné vers la matière première de l’ile, venue du volcan !

J’ai l’avantage de ne pas avoir de déchets lors de mes créations. Si je ne suis pas satisfait de ma création à la sortie du four, je peux recommencer. Mon autre grand bonheur est de recevoir une fois dans l’année des artistes sur l’ile dans mon Centre d'Art, afin d’échanger des idées car on est loin de beaucoup de choses ! »

                     Quarante oeuvres

Cette exposition de 2010 d’une quarantaine d’œuvres, témoignage du passionnant parcours de Claude Berlie Caillat, de ses expérimentations et de ses inventions plastiques, depuis son premier atelier de Challes les Eaux dans les années 1970.

Elle est visible jusqu’au 5 septembre 2010.

Musée Faure 10 boulevard des Côtes 73100 Aix les Bains

Tél. 04 79 61 06 57

Le musée est ouvert tous les jours, sauf les mardis et les jours fériés (14 juillet, 15 août) de 10 h 00 à 12 h 00 et de 13 h 30 à 18 h 00

   


 Exposition du 16 avril au 20 juin 2010  

Pierre Marie BRISSON

« Fil d'Ariane »

Peintures récentes  

OSMOSE

Le musée Faure a accueilli déjà à deux reprises, en 1997 puis en 2003, des œuvres de Pierre-Marie BRISSON, tissant avec l'artiste des liens forts et privilégiés.

La première exposition, à forte connotation « arts premiers », fut celle de la conquête du public savoyard.

La seconde, plus aboutie, portait sur le thème des « rires et jeux » sur des fonds de toile en vieux murs décrépits. Tout cela bien entendu, avec la légendaire sophistication de l'artiste qui soigne tant l'aspect brut de l'œuvre que cette apparence devient presque réalité.

Cette fois-ci, Pierre-Marie BRISSON a choisi l'Osmose avec le Musée Faure, sans doute en raison de la relation déjà évoquée : il a choisi de décliner son travail à partir d'œuvres exposées de façon permanente au musée.

Démarche originale, inaugurée voici deux ans avec le maître verrier ZORITCHAK, qui avait essaimé ses cristaux magiques à travers le musée. BRISSON s'attaque franchement à ces toiles séculaires sans aucune arrière pensée, en laissant courir son pinceau. Aventure certes périlleuse, mais oh combien

exaltante !

A une époque où les expositions de confrontation sont dans l'air du temps (« Picasso et les Maîtres»...) il ne s'agit pas au musée Faure de « Brisson et l'Impressionnisme», mais bien d'un travail original et ponctuel, thématique et précis, celui d'un artiste libre de toute étiquette et de toute école. Peut-être, même si la formule est rebattue, est-ce pour lui l'exposition de la maturité picturale. Sans cela, la démarche recèlerait une certaine inconscience.

L'art de Pierre-Marie BRISSON est tout de nuances et de subtilité sous un aspect parfois « brut de décoffrage». C'est une ambiance « hors du temps dans un espace magique», un peu celle du « Sud » de Nino Ferrer. Comme une fresque pompéienne à demi effacée. Tout cela véhicule tout à la fois plaisir et nostalgie. Mais bon sang, quelle belle peinture !

André LIATARD, Conservateur du Musée Faure

 



10 boulevard des Côtes

73100 AIX LES BAINS

Tél. 04 79 61 06 57

Fax. 04 79 35 22 70

e.mail : museefaure@aixlesbains.fr

 

Exposition de peintures de l’artiste Maler 

Rêverie sur les grands espaces de l’Ouest Américain!  

Le Musée Faure présente actuellement une exposition de peintures récentes de l’artiste Maler sur le thème : Territoires.

Cette artiste d’origine polonaise, s’engage dans un parcours artistique dès son plus jeune âge, « Je suis née avec un pinceau à la main » dit-elle.

C’est à Lodz, en Pologne où elle est née en 1957, qu’elle suit sa première formation artistique. Elle fréquente divers ateliers d’artistes, l’Ecole d’arts appliqués, puis l’Académie des Beaux-arts, avant de poursuivre ses recherches à Paris au sein de l’Ecole nationale supérieure des Beaux-arts (1983-1987). C’est dans cette école parisienne, après trois années d’études, qu’elle commence à s’intéresser à l’abstraction conseillée par les grands maîtres de l’art actuel qu’elle a comme professeurs : Pierre Matthey de l’Etang, Antonio Segui, Olivier Debré, Pierre Alechinsky, Alberto Licata ...
Elle sort diplômée en peinture en présentant une grande série de toiles non figuratives. Sa première exposition personnelle a eu lieu à Lodz en 1975. Depuis, Maler participe et réalise de nombreuses expositions entre autres à Amsterdam, Athènes, Barcelone, Berlin, Bruxelles, Genève, Luxembourg, Paris, Turin ou encore Téhéran.

       « TERRITOIRES »  ou les grands espaces américains !
Profondément attirée par la couleur, travaillant toujours à l’acrylique, la peinture de Maler est puissante, déterminée.

L’exposition présentée au Musée Faure, « TERRITOIRES » est une rêverie sur les grands espaces de l’Ouest américain.

Le Grand Ouest a nourri plus d'un siècle d'imaginaire débridé, lié à la fascination des paysages fabuleux qui s'étendent à l'ouest du Mississipi. Peintres, photographes et cinéastes ont contribué à l'élaboration d'une véritable mythologie fondatrice de l'Amérique, basée sur un idéal de liberté et d'aventure.

Le vernissage s’est déroulé devant un public relativement nombreux dont des chambériens et en présence de Claude Giroud conseiller général, Annie Aimonier Davat déléguée à la culture d’Aix les Bains.

En ouverture André Liatard commissaire de cette exposition, ne cachait pas sa satisfaction de pouvoir présenter cette exposition : « C’est la 2eme exposition d’un artiste chambérien cette année au Musée Faure. C’est la richesse du créatif chambérien qui s’exprime ainsi. Cela fait longtemps que je connais Maler. Cette exposition a pris 1 année de préparation.

L'abstraction est une métaphore couramment utilisée par les artistes d'aujourd'hui qui la plient à leurs propres aspirations. Maler a ainsi développé son propre langage, sa propre originalité de coloriste à la frontière du concret. Elle-même qualifie sont écriture d'abstraction suggestive, car y prédominent délicatesse et sensibilité, le besoin d'exprimer la sensation, le sentiment d'un paysage, en ce qui concerne les oeuvres présentées à l'exposition du Musée Faure.

« Territoires » suggérés du Grand Ouest américain, où régnent les ocres et les bleus, parfaitement transcrits par Maler, dans une approche à touches nuancées avec une palette qui sait néanmoins se faire éclatante. Arizona, Colorado, on se retrouve presque dans des décors de vieux Westerns, aux horizons ouverts. Parfois très ordonnée, quelquefois tumultueuse, la peinture de Maler se nourrit de la couleur accentuée par le trait incisif.

Il est vrai que l'image semi-abstraite prend alors toute sa vibration et son volume, et Maler est alors l'égale des védutistes du XVIIIe siècle.

C’est une très belle exposition faite de grandes toiles sur le thème de l’Ouest Américain, souvenirs de ses voyages. C’est une palette très colorée. Par rapport à ses premières toiles il y a de cela 15 à 20 ans, tout en évoluant elle est restée fidèle à ce travail de composition et de mise en place des couleurs. Je prévois de préparer avec d’autres musée pour l’été 2012, une grande rétrospective de peintres de la réalité poétique. »

            Les artistes de notre beau pays de Savoie. 

Pour Claude Giroud qui connait l’artiste depuis de nombreuses années possédant d’ailleurs une de ses toiles, l’artiste ne cesse d’évoluer : « Les racines polonaises de Maler font qu’elle nous apporte une autre vision de la peinture. La possibilité qui lui est faîte d’exposer dans ce Musée Faure, est une chance pour l’artiste, mais aussi pour nous tous car nous pouvons ainsi apprécier et pour certains découvrir les toiles de cette artiste. Depuis ses débuts il y a une évolution dans ses toiles, les couleurs étaient plus vives. Cette évolution, cette adaptation à un pays, à des paysages, est impressionnante. Faire autant de toiles de qualité sur un thème, démontre une artiste de grande qualité. C’est bien que le Musée encourage  des artistes de notre beau pays de Savoie. »

La conclusion revenait à l’artiste : « Mes toiles parlent d’elles mêmes. On entre dans la 3eme dimension qui est la profondeur des toiles, suggérée par l’étendue des terres de cet Ouest américain. C’est un voyage que j’ai fait en 2008. L’empreinte de lumière, de couleurs sont tellement fortes en moi, que j’avais absolument besoin d’en parler à travers ma peinture. Ce ne sont pas des toiles figuratives. Ce sont plutôt des ambiances que je trouvais dans ces différents lieux à travers différents états! » 

L’exposition est visible jusqu'au 28 mars 2010.

Musée Faure  10 bd des Côtes 73100 Aix-les-Bains
Tél. : 04 79 61 06 57
Ouvert de 10h00 à 12h00 et de 13h30 à 18h00. Fermé les mardis et jours fériés. Du 7 février au 30 avril 2010 : ouvert le dimanche de 13h30 à 18h30.

   

   

 

Exposition spectaculaire de peintures et de sculptures  

« Le bitume, un matériau noble », par Michel Pétrier !  

Le Musée Faure présente actuellement une exposition de peinture et de sculpture de l’autodidacte Michel Pétrier.

Une exposition originale voir inattendue sur le thème : « Le bitume au Musée » !

Un nombreux public s’était déplacé pour cette 1ere de l’année au Musée Faure. Entouré de l’artiste Michel Petrier, du 1er adjoint Renaud Beretti, d’Annie Aimonier Davat déléguée à la culture et Sylvie Cochet adjointe à l’urbanisme,

Le Directeur du Musée Faure mais aussi commissaire de cette exposition, André Liatard apportait des précisions sur le pourquoi d’une telle exposition:

« Chaque année en janvier, février ou mars, j’accueille des gens qui sont complètement dans l’expérimentation. Avec Michel Petrier, au niveau inspiration nous sommes servis.

On se connait depuis presque 35 ans et j’ai suivi son travail. Il est toujours resté fidèle à ses premiers amours, à savoir son matériau de prédilection, le bitume, le goudron. Cela parait incongru au 1er abord.

Il en a exploré inlassablement toutes les facettes depuis des années. Mais tout chez lui est délicatesse, et son militantisme bitumique, s'il apparaît saugrenu dans un premier temps, se transforme très rapidement en quelque chose d'attachant, d'émouvant, et d'éminemment culturel.

Car c'est une quasi ethnologie du goudron que nous livre Michel Petrier, donnant une vie propre et ses lettres de noblesse à une matière qui fait tant partie de notre quotidien qu'elle nous semble évidente et inépuisable.

Le peintre l’explore sous toutes ses formes. Le pétrole, le bitume est au centre de notre vie, il est omniprésent. Il n’est donc pas si incongru que cela au 2eme degré ! Le peintre utilise le bitume pour réaliser un travail très, très minutieux. Je trouve cela très intéressant d’autant que le fait de venir au Musée Faure a obligé Michel a beaucoup réfléchir, et il a créé des œuvres spécialement pour cette exposition. Parmi ses créations, la plus spectaculaire est l’Arche d’Alliance.

                  Le bitume à travers les âges

Cette expo évoque le bitume à travers les âges. Il a fait une sorte de cartographie de tous les lieux où les anciens venaient puiser du bitume pour divers usages domestiques, certains l’utilisant pour la cuisine ! Le bitume a aussi été utilisé en peinture. Le bitume c’était le noir jusqu’à la période des impressionnistes, c’était une peinture à base de goudron.

Tout cela s’entremêle et c’est ce matériau que Michel met en valeur. En tout cas je suis content de lui avoir laissé carte blanche. Cela donne une expo très spectaculaire. »

           En Azerbaïdjan pour se ressourcer

Intarissable sur la question du bitume, Michel Pétrier  apportait des détails parfois inattendus concernant le bitume:

« Je voulais parler de cette matière moderne et contemporaine que l’on utilise quotidiennement. Je présente 4 pièces dont l’Arche d’Alliance. Dans l’histoire ancienne et dans les récits bibliques j’ai appris que l’arche de Noé était recouverte d’asphalte à l’intérieur et à l’extérieur.

Cet été pour me ressourcer je suis parti à Bakou en Azerbaïdjan, berceau de l’industrie pétrolifère contemporaine, moderne. Mais c’est aussi l’histoire ancienne car autrefois les hommes ont bâti des tentes sur ces champs pétrolifères, et le feu de pétrole était adoré dans ces lieux. De retour en France, cela m’a inspiré pour faire la colonne présentée en asphalte patinée que j’ai baptisé Bibi Eybat, 1er lieu d’exploitation de pétrole !

J’expose aussi un panneau de signalisation de chaussée qui est universel. Alexandre Dumas est allé aussi à Bakou et en parlant de cette matière, il a parlé de beurre noir ! »

Visible jusqu’au 14 février 2010, cette exposition originale, puissante, inquiétante parfois, fait découvrir sous un autre angle, un matériau devenu tellement quotidien qu’on oublie de le « voir » !

Musée Faure, 10 boulevard des côtes. Ouvert tous les jours sauf mardi et jours fériés de 10 à 12 heures et de 13 h 30 à 18 heures.

Tél. : 04 79 61 06 57.

   

    

 

Margara et sa sculpture « My Way » en avant première !  

Il y avait foule en cette soirée d’hiver au Musée Faure pour admirer une des futures et grandiose œuvre de l’enfant du pays : Pierre Margara !

Plutôt une reproduction, un préliminaire de ce que sera cette sculpture monumentale installée à Mégève, et consacrée au 40e anniversaire de la création de l'une des mélodies les plus célèbre dans le monde et qui a fait le tour du Monde : « My Way » du compositeur mégevan Jacques Revaux, mais connue sous le nom de « Com­me d'habitude » en France, et chantée par Claude François !

Ami de longue date, il revenait à André Liatard le conservateur du Musée Faure de rappeler le parcours de Pierre Margara qui n’a jamais oublié sa ville natale : « J’ai assisté au début de sculpteur de cet aixois d’origine. On s’est retrouvé et on a décidé de faire une exposition, puis une deuxième exposition et il y aura bientôt une 3eme exposition en 2011 ! Pierre porte haut le nom d’Aix les Bains à travers la France et l’Europe ».

De son côté, le député maire Dominique Dord appréciait cette initiative : « C’est sympathique de présenter à Aix les Bains juste avant Noël, ces sculptures projets pour une immense sculpture qui devrait voir le jour fin 2010, début 2011.

Après Mégève et St Tropez, maintenant Aix les Bains. »

Il profitait de la présence de Sylviane Grosset-Janin maire de Mégève, pour la remercier d’accueillir un aixois de naissance.

«  Je suis venue dans ta ville natale. On a adopté Pierre qui communique beaucoup d’émotions. Il est un personnage incontournable de la station ! », précisait cette dernière.

       Mon noyau central est Aix les Bains et Mégève

La conclusion de cette conviviale soirée revenait à l’artiste : « C’est la 1ere fois que je fais voir mon projet. J’ai découvert Mégève et tout de suite, cela a correspondu à mes envies car je voulais vivre un peu à la montagne.

Je n’ai jamais fait de scission avec Aix. J’ai besoin d’amitié dans la vie. Mon noyau central, c’est Aix les Bains et Mégève. C’est à Mégève que j’ai connu Jacques Revaux. C’est lui qui a créé cette mélodie très connue. J’ai décidé de faire cette sculpture à Mégève où il a créé cette musique la plus connue au monde. C’est bien que cette statue soit créée dans nos Savoies ! Maintenant je vous attends tous à Mégève dans 1 an pour l’inauguration de « My Way » ! Je tiens cependant à ce qu’il y a ait une petite sculpture de « My Way » au Musée Faure, le Musée de ma ville ! »

Cette sculpture en relation avec les paroles de la musique représente deux mains qui jouent les 1eres notes de la mélodie avec la présence d’un homme et d’une femme qu’on n’est pas sure qu’elle l’attende. C’est le cheminement de l’homme qui a eu sa vie.

Cette soirée a été marquée par un grand moment musical avec l’interprétation en anglais de « My Way » par un duo de talent et de charme : Candice Valembois alto mezzo et Delphine Martin, toutes les deux membres de l’association aixoise DEVA.

Musée FAURE 10 Boulevard des Côtes Aix-les-Bains

Tel. 04 79 61 06 57

   

   



 

Exposition

Intimiste, lyrisme et délicatesse, avec les peintures de Didier Hagege.  

Le musée Faure abrite actuellement une exposition de peintures de Didier Hagege.

Cet artiste est né à Paris, mais vit à Paris et Marseille. Depuis 1986, il fait des expositions un peu partout dans le monde : Galerie Horace Richter à Tel-Aviv en Israël, Galerie Van Melle à Paris, Centre Universitaire de Corte, Institut Français à Abidjan en Côte-d'Ivoire, Galerie Citizen à Tokyo au Japon, Galerie Patrick Gaultier à Quimper, Galerie Thorigny à Paris, Galerie 10 à Rennes, Mogabgab à Beyrouth au Liban, Galerie Artcurial à Paris, Centre du Design de Marseille, « Les nuits du château de la moutte », installation autour du palmier à Saint-Tropez, Espace Martiningo à Chambéry, « Défilé » Galerie P. Friedland & A. Rivault à Paris, Galerie St Germain, Los Angeles au USA, Galerie Pascal Polar à Bruxelles, galerie Peter Vann à St Moritz en suisse et au Musée Faure en 2009 à Aix les Bains jusqu’au 20 décembre 2009!

Alexandre Daletchine journaliste critique à Paris, présente ainsi l’artiste :

« L'oeuvre de Didier Hagège est celle d'un artisan inspiré. Un globe-trotter infatigable et un amoureux du continent africain. L'artiste transgresse les frontières classiques de l'image encadrée.

Lisse en apparence, l'oeuvre résulte d'une superposition de surfaces transparentes et de canevas. Dans la mixité de techniques l'artiste n'hésite pas à maltraiter les surfaces par grattages et accumulations de matières diverses, parfois végétales, créant une dynamique inattendue. La peinture est pensée comme l'écriture dans un enchaînement de formes et de couleurs gravées ou peintes.

                Ambiance méditerranéenne

Ses oeuvres sont autant d'humeurs gesticulées, de saisons et de jardins secrets qui se révèlent au spectateur attentif. Sollicitant les souvenirs et les sensations divers, l'oeuvre de l'artiste est insaisissable et fugace, rappelant l'ambiance méditerranéenne chère à l'artiste.

A la frontière entre représentation et absence de sujet, les compositions sont rassurantes et pleines de chaleur par la légèreté du geste et de la complexité structurelle instinctive en apparence. Loin des modes spectaculaires et des sentiers battus de prouesses techniques visant à célébrer l'ego, l'oeuvre de Didier Hagège est consciemment intimiste, pleine de lyrisme et de délicatesse ».

Le vernissage de l’exposition d’une quinzaine d’œuvres de Didier Hagège, a eu lieu en présence du député maire Dominique Dord, d’Annie Aimonier Davat déléguée à la culture, de l’artiste, de Frédérique Martiningo et d’un nombreux public de connaisseurs. Les œuvres présentées lors de cette exposition tournent autour de lampes et lustres.

Pour André Liatard le conservateur du Musée: « Didier peint avec toutes les choses du quotidien. Les effets esthétiques et le rendu artistique réel et particulier, le placent bien dans cette peinture contemporaine que ce soit avec des robes ou des luminaires comme pour cette exposition.

Didier Hagège propose des triptyques et des gros formats pour cette exposition, des volumes importants qui vont bien avec ces salles du Musée Faure. On est dans le sens de l’art de ce début du nouveau siècle. »

Pour Dominique Dord, le choix du conservateur du Musée Faure porte sur des expositions avec des peintures très différentes: « C’est son côté anarchiste. Quand on découvre cette exposition en entrant, on est frappé par les formats. Les objets présentés luminaires, ampoules donnent l’impression de les toucher, c’est presque de la sculpture. Ce sont des objets certes de la vie de tous les jours. Mais au delà du 1er contact, il y a aussi des symboliques comme ces lampes qui permettent à chacun de se faire sa propre réflexion. »

Cette belle exposition est à découvrir jusqu’au 20 décembre 2009.

Le musée Faure, 10, boulevard des côtes à Aix les Bains est ouvert du mercredi au dimanche de 10 à 12 heures et de 13h30 à 18 heures jusqu'au 20 décembre.

L’artiste à droite sur la photo

 

   

Exposition  

Le Musée Faure présente une exposition de peintures de Didier Hagege du 7 novembre au 20 décembre 2009.  

Musée Faure

10 boulevard des Côtes

73100 AIX LES BAINS

Tél. 04 79 61 06 57

Fax. 0479352270

e.mail : museefaure@aixlesbains.fr

Le musée est ouvert tous les jours, fermé les mardis et les jours fériés : de 10 h 00 à 12 h 00 et de 13 h 30 à 18 h 00

Exposition Musée Faure  

Les lithographies de l'Atelier Pons jusqu’au 25 octobre  

Le Musée Faure présente son avant dernière exposition de l’année 2009, composée d’une trentaine de lithographies de l’Atelier Pons (Jean Pons 1913- 2005).

Cette exposition d’une trentaine de lithographies est visible jusqu’au 25 octobre 2009.

Jean Pons a été peintre, sculpteur, illustrateur, à l'avant-garde de toutes les abstractions de l'Après-guerre.

Soixante-dix ans plus tard, l'Atelier Pons installé aujourd'hui au cœur du quartier du Marais, perpétue son savoir-faire, piloté désormais par sa fille Babette.

Actuellement, les murs du Musée Faure montrent quelques unes de ces réalisations des années 1950: Poliakoff, Manessier, Van Welde, Soulages, Hartung, Bazaine, Olivier Debré, Geneviève Asse, Messagier et Divillier.

Musée Faure

10 boulevard des Côtes

73100 AIX LES BAINS

Tél. 04 79 61 06 57

Fax. 0479352270

e.mail : museefaure@aixlesbains.fr

Le musée est ouvert tous les jours, fermé les mardis et les jours fériés : de 10 h 00 à 12 h 00 et de 13 h 30 à 18 h 00  

Une litho du maître Serge Poliakoff

 

Les lithographies de l'Atelier Pons

Le Musée Faure présente son avant dernière exposition de l’année 2009, composée d’une trentaine de lithographies de l’Atelier Pons.

L’inauguration s’est déroulée en présence du 1er adjoint Renaud Beretti, d’Annie Aymonier-Davat déléguée à la Culture, de Marina Fer­rari adjointe aux affaires économiques et des filles de l’artiste Ba­bette et Geneviève qui ont consenti au prêt de ces œuvres magistrales pour le public de la région aixoise.

Babette assure depuis 1973 la continuité de l'Atelier, fixé à présent dans le Marais à Paris. Maîtresse d'ceuvre à bord, elle poursuit un double programme : réaliser des lithographies originales avec le concours des artistes, mais également engendrer des livres d'art pour le public bibliophile.

A l'heure actuelle, l'atelier continue d'accueillir des maîtres tels que Morellet, Bloch. Fidèle à l'esprit de Jean Pons, l’Atelier reste ouvert aux nouveaux talents tels que Combas, Ceytaire, Bruce, Gauffier, Macé, Filippi, Albertelli, Anderson, Sorel, Chollet, Pelaez, Maussion, Boulitreau, Gaudenzi.

Babette continue de faire vivre la mémoire de l'Atelier à travers diverses manifestations et expositions, comme celle du Musée Faure actuellement.

Ainsi le soir de ce vernissage, Elisabeth Pons était ravie de cette initiative : « Il faut sauver la lithographie car il y a de moins en moins d’Atelier en France. » Il en reste actuellement environ une trentaine sur tout l’hexagone.

Jean Pons (1913- 2005)

« Cette exposition 2009 au Musée Faure a été lancée en 2008 et finalisée en mars 2009 », précise le conservateur du Musée André Liatard.

Tout est parti du peintre Claude Max Lochu qui avait présenté ses œuvres au Musée Faure il y a quelques années avec notamment une toile qui avait suscité des réactions. Cette huile sur toile, installée dans l’entrée du Musée intitulée « Aix les Bains depuis le Boulevard des Anglais », représente une vue de la ville avec la fameuse tour en son milieu qui avait suscité des polémiques à cette époque!

Claude Lochu a découvert l’Atelier Pons lors d’une entrevue avec Elisabeth. Il a été interpellé par cette découverte et l’importance de cet Atelier, et en a informé le conservateur aixois. « Trois mois après j’étais chez Elisabeth et cette exposition est née à ce moment là », confirme André Liatard qui évoquait ensuite avec sa précision coutumière et appréciée, la vie de Jean Pons : « Il a été une personnalité artistique très importante de la seconde moitié du XXème siècle, à la fois créateur, praticien, et passeur. Il a surfé sur toutes les vagues novatrices de cette période, et a ouvert bien des portes.

Il a été peintre, sculpteur, illustrateur, à l'avant-garde de toutes les abstractions de l'Après-guerre. Il a ensuite accompagné « Cobra », la « Nouvelle Figuration », tout en conservant sa propre écriture. Jusqu'à son décès en 2005, son œuvre est importante, car il n'a jamais cessé d'explorer de nouveaux champs techniques et esthétiques.

En 1938, Jean Pons, frais moulu de l'Ecole Estienne, crée son atelier de lithographie dans une cave de Montparnasse. Soixante-dix ans plus tard, l'Atelier Pons, installé aujourd'hui au cœur du quartier du Marais, perpétue son savoir-faire, piloté désormais par Babette, la fille Jean Pons.

                Un découvreur de talents !

Dés ses débuts, grâce au remarquable praticien lithographe qu'était Jean Pons, l'atelier devient un véritable laboratoire de l'art abstrait, et dans l'immédiate après-guerre et les années Cinquante, tous les artistes venus travailler sur la pierre de l'Atelier Pons, outre qu'ils deviennent des amis du maître praticien, connaissent bientôt la célébrité, et participent au renom du lieu.

II est évident que Jean Pons, outre son habileté technique, a été un vrai découvreur de talents.

Les murs du Musée Faure, montrent quelques unes de ces réalisations des années 1950, avec certains artistes dont la renommée n'est plus à faire.

Ceux par exemple issus des grands mouvements de l'Abstraction Géométrique et de l'Abstraction Lyrique : Poliakoff, Manessier, Van Welde, Soulages, Hartung, Bazaine, Olivier Debré, Geneviève Asse,... « Nuagistes » comme Messagier et Divillier, « Cobra » comme Doucet, ou des sculpteurs venus chez Jean Pons pour se confronter à la pierre lithographique avec succès : Zadkine et Gilioli.

A noter le travail très suivi de Lapicque à l'Atelier Pons, qui a donné récemment lieu à une belle exposition à Issoudun, et qui rappelle l'hommage fait à Lapicque en 2001 au Musée Faure.

C'est en tout cas tout l'esprit créatif d'une époque qu'il nous est donné de contempler dans cette exposition », concluait André Liatard.

L’exposition d’une trentaine de lithographies, est visible jusqu’au 25 octobre 2009.  

Musée Faure

10 boulevard des Côtes

73100 AIX LES BAINS

Tél. 04 79 61 06 57

Fax. 0479352270

e.mail : museefaure@aixlesbains.fr

Le musée est ouvert tous les jours, fermé les mardis et les jours fériés : de 10 h 00 à 12 h 00 et de 13 h 30 à 18 h 00  

André Liatard entouré de 2 œuvres de « monstres «  de l’abstrait : Pierre Soulage et Hans Hartung , 2 des abstraits les plus connus

 

Une exposition estivale en harmonie avec les peintures plaisantes et énergiques de Jules Cavaillès !  

Depuis le 19 juin et jusqu’au 6 septembre 2009, le Musée Faure propose une très belle exposition d’une vingtaine de tableaux du peintre Jules Cavaillès (1901-1977)!

Connu pour avoir fait partie du mouvement baptisé en 1949 « La Réalité Poétique » avec Brianchon, Caillard, Legueult, Limouse, oudot, Planson et Térechkovitch, dont le credo était l'authenticité, l'amour et le respect de la nature, loin des fractures du Fauvisme et du Cubisme, Jules Cavaillès défendra sa vie durant, une vision poétique du quotidien. Son domaine d'excellence est la couleur, le langage et l'énergie de la couleur. Ses fenêtres ouvertes sur des paysages disent la lumière et ses portraits intimes, la chaleur humaine.

Né à Carmaux dans le Tarn (1901-1977) il gardera de son enfance très heureuse, le goût du bonheur.

À l'âge de 21 ans, il part s'installer à Paris pour se consacrer à sa passion, la peinture. Des prix couronnent ses premières œuvres et les commandes ne cesseront d'affluer.

Son travail est exposé avec succès dans des galeries françaises, américaines et dans les grandes manifestations internationales. Il ajoutera à sa palette des décorations murales pour des paquebots, des affiches pour la SNCF et les illustrations de livres.

       Jules Cavaillès fut aussi un chef résistant 

Homme de valeurs, lors de la seconde guerre mondiale, il revient dans le Tarn, prend part à la Résistance et devient, avec son ami Jean Cassou, un des chefs du maquis languedocien. À la Libération, nommé conservateur du Musée de Toulouse, il réintégrera l'année suivante, son poste de professeur à l'École des Arts Décoratifs de Paris.

Il s'éteint à Epineuil, en laissant non seulement le souvenir d'un homme d'amitié, mais d'un artiste qui fonde ses convictions sur la beauté et l'harmonie et dont la peinture sereine a le talent de réjouir nos yeux et notre cœur.

Le vernissage de l’exposition a eu lieu le vendredi 19 juin 2009 en présence d’un nombreux public et d’Annie Aimonier Davat déléguée à la culture. Il revenait à André Liatard, le conservateur du Musée Faure de présenter cette 1ere exposition de l’été, une exposition en collaboration plusieurs musée comme cela se fait maintenant dans tous les musée : «  Avec la complicité de Bertrand de Viviès conservateur du Musée de Gaillac, nous  avons mis au point cette exposition. Jule Cavaillès se trouvait à Albi, situé à seulement une trentaine de kms de Gaillac.

Pendant l’explosion de l’abstrait, ce groupe de 8 peintres de la réalité poétique dont faisait partie Jules Cavaillès, se pose comme des défenseurs de la peinture réaliste et figurative (portrait, nature morte). Ce sont des gens qui sauvent la peinture réaliste ».

               Une vraie exposition d’été !

Au fil de la visite, défilent différents tableaux (Huile sur toile), comme Cannes vue du port par la fenêtre, Fenêtre sur Venise, Le Port de Cannes, Le vase rouge Cannes, L’Allée rose, La Table dans le Jardin, Albi vu de la fenêtre, Le vase Opaline, La Mantille blanche, Les feuilles rouges, Femme à la table basse ou encore Roses blanches, dévoilant une peinture plaisante pour une vraie exposition d’été !

Cette exposition est une première étape avec cette Ecole. Une 2eme exposition est déjà programmée pour 2012-2013, avec d’autres peintres de ce mouvement de la Réalité Poétique !

Cette exposition itinérante a débuté au musée de Gaillac et après le Musée Faure, elle prendra la direction de Menton, puis de St Lô !

Sous l'égide de Bertrand de Viviès, conservateur du Musée des Beaux Arts de Gaillac, l'édition d'un ouvrage documenté et grandement illustré, vient combler l'absence de publication depuis 1962. Il est en vente au Musée Faure.

Musée Faure

10 boulevard des Côtes

73100 AIX LES BAINS

Tél. 04 79 61 06 57

Fax. 04 79 35 22 70

e.mail : museefaure@aixlesbains.fr

Le musée est ouvert tous les jours,

sauf les mardis, le 14 juillet, le 15 août de 10h 0 12h et de 13h30 à 18h

   

         

 

 

Exposition de Jules Cavailles, peintre de la réalité Poétique.

Du 19 juin au 6 septembre 2009.  

Musée Faure

10 boulevard des Côtes

Aix les Bains

Le Musée est ouvert tous les jours, sauf les mardis, le 14 juillet, le 15 août, de 10h à 12h et de 13h30 à 18h.

 

Exposition de peintures abstraites  

Le côté serein des peintures d’Alain Alquier !  

Pour la 3eme exposition de cette année 2009, André Liatard le conservateur du Musée Faure présente une exposition de Peintures abstraites et Photos Peintures d’Alain Alquier.

Dans un fascicule, André Liatard présente avec précision comme à son habitude, ce peintre abstrait.

Né à Tarbes, Alain Alquier a suivi une formation à l'école des Beaux-arts de Toulouse : « Très jeune j'avais des facultés pour le dessin. Vers sept ans, je griffonnais déjà. En 1968, je me trouvais aux Beaux-arts et ça été un choc au sortir d'une vie que je qualifierai de « normale ». Des profs m'ont fait lire des ouvrages de philosophie. On a beaucoup discuté et ça m'a ouvert les yeux. Mon épouse qui enseignait pratiquait déjà la pédagogie Freynet. Nous ne vivions pas dans la contestation, mais dans la réflexion et ça a décidé de la façon dont on conduirait nos vies.

      Il faut une certaine culture pour comprendre

J'étais plutôt attiré par l'abstraction lyrique et influencé par des artistes comme De Koning, Tal Coat ou Marfaing. J'aimais le lyrisme du geste et de la couleur. Je pense qu'il faut une certaine culture pour comprendre la peinture, car ce que je fais découle de ce qui était avant moi. Sinon on pratique de l'art brut, comme le facteur Cheval par exemple. »

Aujourd'hui, après des années de recherche et de réflexion, Alain Alquier est parvenu à une expression minimaliste. « Je recherche la lumière, l'espace, la transparence, la fluidité, le vaporeux, l'immatériel. Il faut regarder longuement mes peintures pour essayer de voir tout ce que j'y mets. Je vais de plus en plus vers le simple, mais c'est très compliqué de faire simple. Que ça corresponde ou   -non à des gens n'est pas mon problème. Ma démarche a d'abord été de fragmenter et fractionner la toile. J'en suis arrivé à travailler avec des verticales et des horizontales. Aujourd'hui j'ai éliminé l'horizontal. La verticalité m'intéresse. Elle part de la terre et s'élève vers le ciel. Elle exprime une forme de spiritualité qui, pour ma part, n'a rien à voir avec la religion. Je travaille beaucoup la transparence, dans un souci de calme, de méditation, de sérénité. Ma peinture est un refuge. Je me protège, je créé ma bulle, mon monastère en dehors du monde

Lorsqu'il ne peint pas, Alain Alquier pratique la photographie et en a fait son premier métier. « J'ai ouvert un magasin à Riscle en 1972. Je croyais pouvoir faire de la photo en tant qu'artiste. En réalité je suis rentré dans le système artisan-photographe avec un travail qui me prenait de plus en plus de temps et je me suis mis à peindre la nuit. La photo m'oblige à regarder autour de moi alors que ma peinture est introspective. Finalement tout cela forme un équilibre... »

                 S’assoir pour savourer !

L’inauguration de l’exposition en présence de l’artiste, a eu lieu en présence d’un nombreux public, du député maire Dominique Dord, de la déléguée à la culture Annie Aimonier Davat, de la 2eme adjointe Sylvie Cochet.

« Nous rentrons dans un cycle d’expositions vraiment important. Avec les peintures d’Alain Alquier nous rentrons dans un univers complètement différent, un univers d’apaisement, de calme. Il y a un côté serein, spirituel. On peut s’asseoir tranquillement devant les tableaux. C’est une peinture déstressant, qui redonne de l’énergie. Pour Alain c’est la suite d’un consensus qui a député à 18 ans avec ses premières peintures. Pour gagner sa vie il a fait également en même temps de la photographie, ce qui se retrouve dans certains de ses tableaux. Une œuvre plus figurative qu’abstraite, il va voir ce qui se passe derrière le miroir. Les tableaux les plus sombres ont une peinture qui vibre, une peinture qui se regarde et cela peut prendre beaucoup de temps. Pour moi c’est une œuvre très riche. »

Pour Dominique Dord, « Cette exposition est le fruit de tout un parcours de photographe et de peintre, et l’ensemble apporte de la sérénité. Ces verticales apportent une sensation d’élévation et l’installation des toiles au plus près les unes des autres apporte un plus. » Le député maire profitait de l’occasion pour souhaiter tous les vœux de bonheur à André et sa femme qui viennent de se marier dans la discrétion.

Accompagné de sa femme Anto présidente de l’association « Galerie Bleue » à Riscle dans le Gers (www.galerie.bleue.free.fr),  Alain Alquier ne cachait pas sa satisfaction de se retrouver en ces lieux tout en appréciant l’accrochage de ses œuvres « qui met en met en valeur mon travail. », avant de conclure, «  On se sert toujours de ce que font les autres pour progresser. »

L’exposition est visible jusqu’au 7 juin 2009.

Musée Faure

10 boulevard des Côtes, Aix les Bains

Tél. 04 79 61 06 57

e.mail : museefaure@aixlesbains.fr

Le musée est ouvert tous les jours, fermé les mardis

et les jours fériés : 1er, 8, 21 mai 1er juin

de 10 h 00 à 12 h 00 et de 13 h 30 à 18 h 00

   

   

Exposition Alain Alquier  

Du 4 avril au 7 juin 2009

10 boulevard des Côtes 73100 Aix les Bains Tel 04 79 61 06 57

 

 

Exposition de peintures et sculptures de Mark Brusse  

Des interprétations sans fin!  

Mark Brusse est né à Alkmaar au Pays-Bas en 1937.

Il s’installe en 1960 à Paris et sera avec Erik Dietman et Robert Filliou, l'un des premiers diffuseurs de l'esprit Fluxus, allant jusqu'à collaborer avec le musicien John Cage. Il commence à s'intéresser vers 1965-1967, à l'environnement créé par la juxtaposition d'œuvres au sein d'un espace. Il réalise alors une série de pièces géométriques recouvertes de laques vives, pour revenir ensuite au bois brut. En 1968, à la Kunsthalie de Berne, il occupe totalement une salle en y introduisant un immense cube de bois, rendant son accès impossible. Ainsi l'objet, n'ayant plus de fin en soi, témoigne d'un phénomène qui lui est extérieur.

En 1977, Mark Brusse participe à l'exposition " Paris-New York " au M. N. A. M., à Paris. La Moderna Galerija de Ljubljana en Slovénie lui a consacré également une exposition en 1996. Plus récemment, ses œuvres rapprochent des matériaux composites, produisant à l'écart de tout effet de mode, des images d'une poésie énigmatique.

          Six lieux d’exposition pour ses 70 ans

Pour ses 70 ans Mark Brusse a voulu faire plusieurs expositions dans différents lieux en France.

A l'initiative du Musée Faure et de Frédérique Martiningo, six lieux en France, dont quatre musées, un hôtel particulier et une collégiale, se sont alliés avec le Musée, afin d'exposer l'œuvre de cet artiste contemporain de janvier 2009 à la fin de l'année 2010 ! Sans vouloir présenter une rétrospective stricte, chaque lieu personnalise son exposition offrant ainsi une large vision du travail de ce Néerlandais polyglotte: Institut Néerlandais Fondation Custodia à Paris du 15 janvier au 15 février 2009, Musée Faure à Aix-les-Bains du 6 février au 23 mars, Musée de Gaillac du 4 avril au 25 mai, Musée des Beaux-Arts de Dunkerque du printemps à l’été été 2010, La Collégiale de Saint-Pierre le Puellïer à Orléans durant l'été 2010 et le Musée d'Art Roger-Quillot à Clermont-Ferrand à l'automne 2010 !

Au côté de l’artiste, le vernissage de cette exposition s’est déroulé en présence du député maire Dominique Dord, d’Annie Aymonier Davat déléguée à la culture et d’un nombreux public.

En ouverture, le conservateur du Musée Faure André Liatard rappelait sa visite chez l’artiste : « Je suis allé dans son Atelier et j’ai eu l’impression d’entrer dans un magasin de jouets artistiques. Il trouve beaucoup de plaisirs avec les sculptures, les peintures, les objets. De ses nombreux voyages dans le Monde et notamment en Asie, il a puisé des éléments graphiques symboliques qu’il a retranscrits dans sa sculpture. Ces dessins sont faits avec de la peinture sur du papier mouillé, comme les vieilles techniques des fresques. Les tableaux présentés sont ses choix. Marc s’est fixé à Paris son port d’attache, mais il voyage beaucoup. C’est un cosmopolite, mais parisien ! » 

         Des questions à la vie, mais pas les clés

Pour Frédérique Martiningo, Mark Brusse est un artiste nomade : « Il a laissé ses valises quelques temps à Aix les bains. Quelque soit le support qu’il utilise avec bonheur bronze, toile, verre, on est loin de notre quotidien. C’est un monde riche en symboles qui ne laissent pas indifférent le visiteur : on est séduit ou on est mal à l’aise devant ses œuvres! »

De son côté Mark Brusse ne cachait pas sa satisfaction d’être présent à Aix les Bains : « Je suis content d’être reçu dans ce Musée qui a beaucoup d’ambiance, c’est un formidable lieu. Je suis content que mon oeuvre dégage du plaisir pour moi et pour les visiteurs. Mes thèmes sont sérieux. Ce sont ceux de la vie, inégale dans le bonheur et le malheur ! Dans mon travail, je pose des questions à la vie, et je n’ai pas les clés pour vous les donner ! »

Il concluait en remerciant l’assistance d’être venue si nombreuse pour l’aider à faire vivre son travail !

Au fil de la visite, tableaux, compositions ou sculptures, comme « The Heart hears Every thing », « The oldest story », « Masque », « The Cloud  walker», « Private Clinic » ou encore “White kimono ”, obligent le visiteur à se poser des questions et de donner ses propres interprétations sans avoir la certitude que ce soient les bonnes !

L’exposition est visible jusqu’au 23 mars 2009

Le musée est ouvert tous les jours, sauf les mardis et les lundis jusqu'au 28 février) de 10 h 00 à 12 h 00 et de 13 h 30 à 18 h 00  

Mark Brusse, deuxième en partant de la gauche devant une de ses œuvres « The Heart Hears Every Thing » de 2001

 

   

 

Art contemporain

O'Manu, le pavé dans la M’Art !  

Pour la 1ere de l’année 2009, le Musée Faure abrite une exposition d’art contemporain et originale du saintinois O’Manu, décrite ainsi par le maître des lieux, le conservateur André Liatard : « Au fil des machines infernales, des " Nuits Blanches " et des installations échevelées « « ce touche - à – tout », je l'ai vu se forger pour devenir forgeron de « l’Art comptant pour rien », avec une insatiable curiosité pour tout l’environnement créatif passé, présent et à venir. Le premier degré de provo­cation d'humour passé, on saperçoit vite qu'il y a là, un grand labeur, une oeuvre importante même si on a l'im­pression qu'elle part dans tous les sens. Là, l’inventivité est permanente, et le rendu souvent spectaculaire, avec peu de moyens matériels, mais un grand sens de la mise en scène et beaucoup  de temps  et de  sueur. O'Manu est naturellement attachant, mais son grand oeuvre fantasque et varié à l'infini lui donne toute sa dim­ension, car au-delà de l'éclat de rire initial, on y ressent une très grande fragilité. Et c'est bien cela qui nous trouble... »

  La salle du Musée Faure était copieusement garnie à l’heure du vernissage en présence de l’artiste, du député maire Dominique Dord, de Marina Ferrari adjointe aux affaires économiques, Myriam Auvage adjointe à la citoyenneté. Affublé d’un serre tête et en apparence très décontracté, O’Manu ne cachait sa fierté de se retrouver en ce lieu prestigieux, mythique : « C’est intense comme émotion, aphrodisiaque même…… », avant de poursuivre avec humour : « Pour ceux qui peuvent me supporter, je vais de vive voix leur expliquer ma démarche artistique dans la réalisation de mes créations. Quant aux autres, ils n’auront qu’à faire semblant de ne pas entendre. »

                  Une exposition décoiffante

Indiscutablement l’ensemble de l’œuvre présentée ne peut laisser insensible et sans réaction le visiteur qu’il soit pour ou contre, ce qui faisait dire au conservateur : « Pour moi c’est une réflexion sur l’Art lui même, ce qui en est et ce qui n’en n’est pas ! Il y a ainsi plein d’hommages aux grands personnages de la peinture et de la sculpture. C’est un artiste, quoique certains puissent dire. Manu c’est le pavé dans la M’Art ! »

  Au fil de la visite, le regard du visiteur peut admirer « Régate surréaliste », « Le Pavé dans la M’Art », « Les bienfaits du chocolat », des Autoportraits sentencieux ou subliminal !

  Au final cette exposition propose beaucoup d’humour, de satire, de caricature, des illusions d’optiques, des noms de référence. C’est incontestablement une belle exposition décoiffante qui permet à l’imagination de vagabonder librement !

D’autant que le visiteur peut écouter la diffusion du slam, des poèmes et de la philosophie sentencieuse d'O'Manu !

Musée Faure, 10 boulevard des Côtes Aix les Bains ouvert tous les jours sauf le mardi de 10 heures à midi et de 13 h 30 à 18 heures. Tel. 0479610657

Les réalisations d'O'Manu sont visibles au 113, dans son Atelier de Grésine à Saint-Innocent : 04 79 88 21 52 ou 06 68 98 03 72

   

   

Du 28 novembre au 20 décembre 2008 

Expositions à Trois comme en 2007!  

La Bibliothèque Lamartine, le Musée Faure et la MJC, associés pour présenter les photographies d'Edouard BOUBAT, Robert DOISNEAU, Willy RONIS et Sabine WEISS, sur le thème « AMOUREUX » 

Après l’inauguration ce vendredi soir de la 1ere exposition de photographies sur le thème « AMOUREUX » à la bibliothèque Lamartine, et avant de terminer avec celle de la MJC, les nombreux visiteurs « à pieds » (les 3 édifices culturels aixois sont proches), se retrouvaient au Musée Faure, où le conservateur André Liatard donnait quelques explications sur cette exposition commune en compagnie d’ Anne Lise Caraco pour la bibliothèque Lamartine et Jacques Perrin pour la MJC :

« Dans la continuité de ce que l’on a fait pour la 1ere fois ensemble l’année dernière, on a choisi cette année le thème des « AMOUREUX », avec l’exposition en 3 lieux différents de 4 très grands photographes dont 2 sont toujours vivants : Willy Ronis, Robert Doisneau, Edouard Boubat et Sabine Weiss. Tous les 4 travaillaient pour la même agence de presse et ils ont un même regard de recherches de clichés instantanés. Doisneau et Boubat ont choisi Paris, Weiss le Monde et Ronis le plus engagé politiquement avec le Parti communiste recherchait plutôt des clichés sur la classe populaire. Mais chacun avait sa propre personnalité. »

Ces 4 photographes de grande qualité invitent les visiteurs à la rencontre des amoureux qui, seuls ou en couple, avec leur chien, ou même dans un triporteur, nous offrent le visage du bonheur.

La tendresse du regard autant que la qualité particulière de sa lumière singularisent les photographies de Sabine Weiss du travail des autres photographes dits humanistes. Ses images mettent en évidence sa démarche si particulière entre réalisme et poésie, tout entière au service de l'homme, en même temps qu'elle exalte à travers l'instantanéité les forces vives de la lumière et de la composition.

Edouard Boubat les a découverts dans le Parc de Saint-Cloud, semblables à la statue de pierre qui les a peut-être inspirés...

Robert Doisneau les a saisis un 14 juillet dans le bonheur partagé d'une dernière valse... Solidaire jusqu'au bout de ces "vies minuscules" dont il se sentait issu, il n'a cessé de circuler "là où il n'y a rien à voir", à travers Paris et sa banlieue, pour ramasser dans la grisaille les poussières de soleil du merveilleux quotidien.

Willy Ronis met son âme sensible de musicien au service de la composition d'images harmoniques et vibrantes qui témoignent avec la même rigueur de la lumière de Provence, de la vie à Paris, des colères sociales, ou de la beauté des femmes.

Amis dans la vie, compagnons en photographie, ils ont toujours gardé leurs distances pour ce qui est de leur inspiration photographique.

En parallèle à ces très belles expositions, une librairie aixoise propose un florilège de livres autour des 4 photographes.

  

Bibliothèque

2 rue Lamartine

73100Aix-les-Bains

Mardi, Mercredi, Vendredi, Samedi 9h30-12het 14h-17h30 Samedi, jusqu'à 16h30

Tél. 04 79 61 29 40

 

Musée Faure 10 Bd des Côtes 73100Aix-les-Bains

Tous les jours

sauf les lundis et mardis

10h-12het 13h30-18h

Tél. 04 79 61 06 57

 

MJC

4 rue Vaugelas

73100 Aix-les-Bains

Du lundi au vendredi 8h30-12het14h-21h30 Le samedi 9h30-12het 14h-18h

Tél. 04 79 35 24 35

   

 

Exposition de peintures  

Jean Communal (1911-1982) 

Le musée Faure présente actuellement une exposition de tableaux des années 1950 du peintre savoyard Jean Communal.  

Il y avait beaucoup de monde en ce vendredi soir d’octobre dans la salle principale du Musée Faure pour l’inauguration de la très belle exposition relative au grand  peintre savoyard Jean Communal. 

Cette exposition a été réalisée avec le concours de l’Association des Amis de Jean Communal, présidée par Michel Communal, neveu du peintre et présent en cette soirée : « Cette association est née du désir de Denise sa femme de pérenniser les œuvres de son époux. A son décès, le premier travail de cette association a été de faire le catalogue de toutes les œuvres de Jean Communal. Son épouse a fait don de toutes celles de son époux, soit quelques 200 œuvres de Jean et Joseph son père. On aura bientôt à Chambéry un espace montrant cette collection. »

Chef de file de l'école paysagiste savoyarde

En ouverture, le conservateur du Musée Faure, André Liatard faisait un rappel de la vie de Jean et Joseph Communal son père :

« Le père de Jean COMMUNAL (1911-1982), Joseph fut l'un des chefs de file de l'école paysagiste savoyarde. Jean COMMUNAL a choisi lui aussi d'être peintre, en empruntant la voie de la semi-abstraction, où il va se forger au cours de la décennie 1950 une intéressante personnalité. S'il n'a pas bénéficié de la notoriété de son père, son écriture possède de belles qualités, dans la lignée de tous les artistes tenants de l'abstraction-figuration.

Jean COMMUNAL est né à Chambéry en 1911.

Après ses études secondaires, il "monte" à Paris pour suivre les cours de l'école des Beaux-arts. De 1946 à 1977, il va résider à Paris : ses études terminées, il devient professeur d'arts plastiques dans des lycées franciliens, tout en poursuivant ses propres recherches picturales dans son atelier. Son épouse Denise, d'origine italienne, va énormément le soutenir et cette union sera très harmonieuse. Jean COMMUNAL voyage beaucoup, en Italie souvent, mais aussi en Espagne, aux Pays-Bas... et en Savoie, dont les paysages continuent de l'inspirer à chacun des séjours qu'il y effectue. Il revient d'ailleurs se fixer à Chambéry en 1977 où il décède tragiquement dans un accident de la circulation en 1982.

La chance de Jean COMMUNAL

La chance peut-être de Jean COMMUNAL, c'est sans doute d'avoir quitté la Savoie, et ainsi d'avoir eu un accès direct, durant son séjour parisien, à une période artistique féconde où fait rage la controverse entre abstraction et figuration. Entre autres, Jean COMMUNAL va être très influencé par les "Jeunes peintres de tradition française" de l'exposition de 1941 et ceux du "Salon des Réalités nouvelles" en 1946, où brillent BAZAINE, LAPICQUE entre autres. De même, les travaux de Nicolas de STAËL ou de BRAQUE trouvent beaucoup d'écho chez le jeune savoyard.

Tout au long de la décennie 1950, l'écriture de Jean COMMUNAL va être très évolutive, car la tentation abstraite le dispute toujours au réaliste : Paysages, natures mortes, portraits... toute une intéressante imagerie émerge de sa puissante personnalité, qui le distingue de tous les autres artistes régionaux. Cette écriture est toujours bien structurée, bien construite, en lignes harmonieuses marquées de noir soutenues par des masses colorées vives et spontanées qui constituent à elles seules les motifs.

Ses "Ports" d'Italie, d'Espagne, ou les bords du lac Léman sont sans doute ses plus belles réussites, avec également de belles natures mortes très sobres d'où BRAQUE n'est certes jamais absent.

A partir de 1958-59, la peinture de COMMUNAL évolue vers des coloris plus estompés, un effet spectaculaire plus marqué. Le système, plus maniériste est certes digne d'intérêt, mais n'a plus le charme de ses premières tentatives abstraites.

C'est un florilège de sa production des années 1950 que montre l'exposition du musée Faure, sans autre ambition que de faire découvrir ou redécouvrir un peintre bien attachant, et de souligner le travail des "Amis de Jean COMMUNAL", sympathique association qui est à l'origine de cette exposition et s'efforce de garder l'œuvre de l'artiste bien vivante. », précisent André LIATARD conservateur du Musée Faure et Sylvain JACQUELINE écrivain,  dans un livret présentant l’exposition. 

Les différentes œuvres de Jean Communal présentées sur les     ci­maises du Musée montre l’influence qu’ont eu les "Jeunes peintres de tradi­tion française",  au travers de paysages « Sur la plage en Italie », de natures mortes ou encore des personnages « Le peintre à l’atelier », La lecture » avec toujours beaucoup de couleurs!

L’exposition est visible jusqu’au 17 novembre 2008.

Musée Faure, 10 boulevard des Côtes, ouvert tous les jours, sauf mardis et jours fériés, de 10 à 12 heures et de 13h 30 à 18 heures.

    

        


 
 

Les Journées du Patrimoine 2008

Le Musée Faure comme point de départ !  

Cette année, la volonté de tous les acteurs locaux et en particulier la municipalité, a été d’ouvrir au maximum au public les lieux prestigieux de l’Histoire passée et présent d’Aix les Bains : Royal, Excelsior, Splendide, Eglise St Swithun, Galerie Bagatelle, Hôtel Astoria, Jardin Vagabond, Le Bernascon, Musée Archéologique et le Musée Faure.

En présence d’une foule considérable, c’est le Musée Faure qui a donné le coup d’envoi de ce week end patrimoine avec, le vernissage vendredi soir d’une très belle exposition temporaire « Patrimoine de villégiature (XIXeme et début XXeme siècle), réalisé par l’équipe mixte Nille d’Aix les Bains et Service de l’Inventaire Général, comme le précisait le conservateur André Liatard en compagnie de plusieurs des acteurs de cette exposition : « Cette exposition est la 1ère du genre car c’est la 1ère fois que le musée travaille avec l’Inventaire. Cette exposition met en valeur tout le travail de cet Inventaire sur le patrimoine aixois. Aujourd’hui, je ne suis que l’hôte ! »

Le député maire Dominique Dord remerciait tous ceux et celles qui se sont rassemblés pour offrir cette panoplie des genres, montrant ainsi la diversité de ce que peut être le patrimoine aixois.

De son côté, Jeannine Gippa conseillère régionale et membre de la commission culturelle rappelait : « L’importance de la culture au niveau économique n’est pas indéniable, car pour 1 Euro investit, 6 se retrouvent dans l’économie ! Sculpture, céramique, ferronnerie, création artistique, peinture, sont ainsi tous présents à Aix. D’ailleurs, le départ est donné au Musée Faure, symbole de l’architecture ! »

Trésor, splendeur et folie

La Société d’Art et Histoire, a réalisé à cette occasion un spécial Arts et Mémoire : « Trésor, splendeur et folie ! Le décor dans l’architecture aixoise ». Son président Jean François Connille précisait que cet ouvrage entièrement financé par la société, est vendu pour une modique somme dans les points presse et librairies aixoises : « Nous nous sommes beaucoup investis sur cet ouvrage qui commence cette exposition. Le patrimoine c’est notre raison d’être depuis de nombreuses années. En fait le patrimoine est vivant car il permet de connaître le mode de vie de l’époque passée ! »

Il était temps pour tous et tous de débuter au Musée Faure, cette visite du riche patrimoine aixois qui attire toujours autant de monde !

 

   

   

Un été aixois en verre, avec les sculptures du maître slovaque Yan Zoritchak !

Chaque année, le Musée Faure organise sa « grande » exposition de l’été.

Cette année les sculptures sur verre de Yan Zoritchak  sont à admirer jusqu’au 15 septembre 2008.

Cette superbe exposition est le travail d’une longue collaboration avec le Musée : « Après avoir rencontré Yan, la décision a été prise de monter cette exposition. Cela a pris 2 ans, avec des oeuvres nouvelles et l’idée de mixer des pièces de Yan avec les peintures du 19eme siècle du Musée. C’était un Challenge pour tous de monter cette exposition! », précise André Liatard, un conservateur du Musée Faure radieux lors du vernissage de l’exposition en présence d’un nombreux public, ainsi que des élus dont le 1er adjoint Renaud Beretti.

Accompagné de Yan Zoritchak, il énumère ensuite l’œuvre de l’artiste présent à ses côtés, l’un des 4 plus grands verrier du monde selon le conservateur: « Yan Zoritchak est né en 1944 à Zdiar en Slovaquie. 11 est le fils de paysans slovaques. Il débute ses études à l'Ecole des Arts Décoratifs de Bratislava, intègre ensuite l'Ecole Supérieure du verre de Zelezny Brod de 1959 à 1963, pour finaliser sa formation à la Haute Ecole des Arts Appliqués de Prague de 1963 à 1969. Il y suit les cours de l'atelier du verre dirigé par Stanislav Libensky.

Installé à Talloires

A partir de 1966 il vient régulièrement en France durant l'été afin de travailler dans un atelier de vitraux. Il quitte la Tchécoslovaquie en 1970, date à laquelle il s'établit en France. Quelques années plus tard, il s'installe à Talloires, sur les bords du lac d'Annecy en Haute-Savoie. C'est encore aujourd'hui, près d'Annecy que l'artiste continue de sculpter le verre.

Ayant bénéficié des traditions ancestrales concernant la sculpture du cristal de Bohême, Yan Zoritchak s'impose très vite comme un grand artiste-verrier sur la scène internationale. Ces œuvres lui permettent de traduire et de partager sa passion pour le ciel et les astres. Il se voit, par la suite, confier la charge de directeur du premier centre international de recherche sur l'art du verre (CIRVA) à Aix-en-Provence. Fervent d'astronomie et admirateurs de savants tels que Galilée ou Copernic, Zoritchak puise son inspiration dans ce domaine. Il va même aller jusqu'à planter, dans la

Galilée ou Copernic

calotte glaciaire du pôle nord, une de ces « Fleurs célestes » en 1993, lors de la première expédition polaire slovaque. Ses sculptures sont de véritables condensateurs d'espace. Elles s'inspirent des astres, du ciel, des étoiles... Le regard porté sur ces œuvres reste éphémère car il dépend de la lumière. Ces décors peuvent aussi évoquer un récif corallien avec la présence de coquillages ou une scène stellaire par le biais, par exemple, de mise en scène de pierres au sein des œuvres.

Les couleurs utilisées sont douces et procurent une sensation d'apaisement. L'utilisation d'or et de poudre d'or paraît donner une aura divine aux œuvres.

Les sculptures sont empreintes de magie, de mystère et de sérénité. Le vocabulaire utilisé le prouve : « Fleurs Célestes », « Messagers de l'espace » ou encore « Signaux cosmiques ».

Avant de laisser la parole à Renaud Beretti qui mettait en valeur le côté précurseur de l’artiste dans l'Art du Verre Contemporain en France car dans les années 1970, la sculpture sur verre était une pratique très peu utilisée, André Liatard  concluait:  « L'exposition organisée au Musée Faure permet de faire connaître et de valoriser cet art décoratif généralement peu connu à travers une douzaine d'oeuvres. Ce qui entre tout à fait dans la mission muséale telle qu'elle devrait être partout pratiquée », conclut le conservateur. »

Galerie Astoria en parallèle

Parallèlement à l'exposition du Musée Faure, la galerie Nadir expose des œuvres de Yan Zoritchak et autres Maîtres Verriers à la galerie « ASTORIA », Square du Temple de Diane à Aix-les-Bains jusqu’au 15 septembre 2008.

Musée Faure

10 boulevard des Côtes

73100 AIX LES BAINS

Tel, 04 7961 0657

Fax : 04 79 35 22 70

Email : museefaure@aixlesbains.fr

Le musée est ouvert tous les jours de la semaine sauf les mardis

et jours fériés (14 juillet, 15 août) De 10 h 00 à 12 h 00 et de 13 h 30 à 18 h 00.

       

       

Yan ZORITCHAK 

27 Juin - 15 Septembre 2008 

Le Musée Faure présentera une exposition de l’artiste slovaque Yan ZORITCHAK

Souvent considéré comme un des précurseurs dans l'Art du Verre Contemporain en France, encore aujourd’hui l’artiste continue de sculpter le verre près d’Annecy ! 

Parallèlement à l'exposition du Musée Faure, la galerie Nadir exposera des œuvres de Yan ZORITCHAK et autres Maîtres Verriers à la galerie « ASTORIA », Square du Temple de Diane à Aix-les-Bains. 

Cette exposition va permettre de faire connaître et de valoriser cet art décoratif généralement peu connu à travers une douzaine d'oeuvres. Ce qui entre tout à fait dans la mission muséale telle qu'elle devrait être partout pratiquée. 

Musée Faure

10 boulevard des Côtes

73100 AIX LES BAINS

Tel, 04 7961 0657

Fax : 04 79 35 22 70

Email = museefaure@aixlesbains.fr

Le musée est ouvert tous les jours de la semaine sauf les mardis

Et jours fériés ( 14 juillet, 15 août) De 10 h 00 à 12 h 00 et de 13 h 30 à 18 h 00.

CD Musée Faure. Aix-les-Bains. 

 

Les états d’âme de Marie Morel en forme d’œuvre ! 

  « C’est la 1ere fois que j’installe seulement 3 tableaux dans la grande salle du musée. Il faut reconnaître que l’endroit le supporte bien. Lorsque l’on regarde ces tableaux, c’est tout Marie qui se raconte : nuit, jour, bonheur, tristesse !

Par rapport à son exposition de 1993, je la trouve plus libérée dans son travail, et son évolution est positive », précise André Liatard le conservateur du musée Faure, à l’occasion du vernissage de l’exposition de Marie Morel présente pour l’occasion.

      Enfance en pleine nature et en milieu artistique

  Marie est née en 1954. Elle a vécu toute son enfance en pleine nature, dans les Alpes-de-Haute-Provence. Mais le mi­lieu familial très artistique favorise sa vocation : sa mère Odette Ducarre est peintre et architecte, son père Robert Morel est écrivain et éditeur ! Marie peint et écrit tout naturellement dans ce terreau familial. A neuf ans, elle déclare qu'elle sera peintre. Elle ne changera pas d'idée. Elle fait des études au conservatoire de musique (flûte traversière et piano), et va en même temps à l’école nationale du cirque à Paris, tout en continuant de peindre et d’écrire. A vingt, Marie décide de faire es­sentiellement de la peinture. De nombreuses expositions la font connaître dans toute la France, ainsi qu'en Suisse. Elle vit dans un petit village dans le sud du Jura où elle peint.

                 Des choix de vie

  André Liatard poursuit : « J'apprécie beaucoup Marie Morel, ses choix de vie, son personnage de petite bonne femme qui n'a pas l'air d'y toucher, ses ateliers où l'on peut à peine circuler au milieu d'un joyeux bazar digne de l'Orient ! Et puis surtout, j'aime son tra­vail: cette manière de mon­trer du bout des doigts ce qu'elle a été, ce qu'elle est, ce qu'elle sera, ses joies, ses émerveillements, ses peines et ses engagements. Eh oui, elle est comme ça, Marie MOREL, une artiste, tout simplement.»

   Pour la nouvelle conseillère déléguée aux affaires culturelles Annie Aimonier Davat, cette première a été marquée par un peu d’émotion : «  Peut-on vraiment dire d'un artiste qu'il se livre à nous au travers, de son oeuvre ? Oui pour certains, certainement pour Marie Morel plus que pour d'autres.

Partant de la miniature pour atteindre le grand format, Marie Morel nous convie à partager ce qu'en son fort intérieur elle se refuse de concentrer davantage, petits bonheurs ou grandes joies, moment de paix ou de révolte. Cette écriture proche du hiéroglyphe, notre coeur la déchiffre sans effort et s'en émeut. »

   A travers cette superbe exposition où petits et très grands formats se mêlent avec toujours autant de précisions et de délicatesse dans le geste, les nombreux visiteurs attendus pourront admirer entre autres « L’espace intérieur »,

« Tableau pour Robert Morel », « Tu es mon amour », « La Forêt verte », « Je m’interroge », « Pensées », « J’aime la Liberté »,  « L’Arbre est en fleurs », « Les oiseaux dans la forêt » ou encore « Les Fantasmes secrets de la nuit »! 

   L’exposition est visible jusqu'au 16 juin 2008 au Musée Faure, 10 boulevard des Côtes, tous les jours, sauf mardi et jours fériés, de 10 à 12h et de 13h30 à 18h.  

André Liatard en compagnie de Marie Morel devant une de ses oeuvres 

A la découverte du peintre danois Asger Jorn, peu connu en France mais star en pays scandinaves ! 

Après Laurence Courto et ses peintures récentes, le Musée Faure présente sa 2ème exposition de l’année 2008 consacrée aux estampes d’Asger Jorn, artiste danois co-fondateur du groupe COBRA, et sans doute un artiste majeur de la 2ème moitié du XXème siècle.

  Le vernis­sage s’est déroulé en présence de Dominique Dord, de  Christian Piffeteau et d’un public relativement  nombreux.

  En préambule, André Liatard le conservateur du Musée Faure présentait avec toujours autant de précision, cet artiste pas très connu en France : « Asger  Jorn est sans doute le plus grand peintre danois du XXème siècle. Co-fondateur en 1948 du groupe Cobra, avec Appel, Dotremont, Corneille, il va être durant les vingt années suivantes l'une des figures de proue de l’avant-garde artistique d'Europe du Nord, une culture scandinave, hollandaise, flamande mais sans racine latine ou anglo saxone!

Communiste jusqu'en 1948, puis fondateur en 1957 de l'Internationale Situationniste, il est partisan d'un art immédiat, d'où la figuration n'est jamais vraiment absente.

  Cet art militantiste, Asger  Jorn va le pratiquer de façon nomade, de la Scandinavie à l'Italie, en séjournant très souvent en France.

   Et c'est à Paris, dans les années soixante, qu'il rencontre son compatriote, Peter Bramsen, lithographe à l'Atelier Clôt, rue Vieille du Temple. Cette amitié privilégiée va déboucher sur l'édition de magnifiques estampes de pur style Cobra, dont beaucoup sont accrochées aux murs du Musée Faure à l’occasion de cette exposition.   

   Parallèlement à notre exposition, une exposition de peintures de Jorn est organisée à la Maison du Danemark à Paris. »

    Cette exposition parisienne démontre l’importance de ce peintre très peu connu en France. Par contre dans l’Europe du Nord, c’est une star, ce qui faisait dire à André Liatard :     « C’est une chance pour nous d’avoir cette exposition dans nos murs. Pour moi Asger Jorn est l’un des plus grand peintre du 20eme siècle. Ce travail a 40 ans, mais il pourrait être actuel. Un art contemporain avec des œuvres qui ne vont pas vieillir. »,  avant de  conclure son intervention en remerciant chaleureusement   Christian Bramsen, fils de Peter, pour le prêt de ces 26 œuvres magistrales.

L’exposition est visible jusqu’au 7 Avril 2008

Musée Faure 10 boulevard des Côtes 73100 Aix les Bains

Tél. 04 79 61 06 57

e.mail : museefaure@aixlesbains.fr

Le musée est ouvert tous les jours, sauf les mardis et les 23 et 24 mars, de 10 h 00 à 12 h 00 et de 13 h 30 à 18 h 00

   

       

   

   

   

   

   

   

   

   

   

Laurence Courto au Musée Faure 

A la recherche de la mémoire collective de l’humanité 

    Le musée Faure présente une ex­position d'œuvres récentes de Laurence Courto : "Marques déposées".

Cette artiste vit et travaille à Chambéry, son atelier étant situé place St Léger. Après avoir suivi une formation à l'école des Beaux-Arts de Paris, elle se lance dans une carrière picturale où sans cesse elle recherche au travers d'une écriture très gestuelle, les traces inscrites au plus profond de l'humain.

  A l'origine de cette exposition, le conservateur du Musée André Liatard, présentait l’œuvre de cette artiste chambérienne regrettant à cette occasion, cette espèce de coupure traditionnelle qu’il y a entre Chambéry et Aix les Bains : 

  « C’est quelque chose d’assez incompréhensible, qui malheureusement existe dans les mentalités collectives. C’est d’autant plus amusant que c’est dans la mémoire collective que Laurence va chercher son inspiration. Une peinture qui va chercher très très loin, très profondément, très mentalement des signes de la mémoire collective de l’humanité. Elle a beaucoup peint ces thèmes. Depuis 2 ans son inspiration est beaucoup plus gestuelle, plus graphique. Laurence laisse courir son imagination, plus spontanée, plus lisible. Laurence ne cesse d’innover, d’explorer dans des domaines nouveaux. C’est du très joli travail qui donne un résultat très agréable à voir. Il n’y a jamais eu autant de créativité qu’aujourd’hui. Pour nous c’est très agréable d’accueillir de la bonne peinture d’aujourd’hui ».

Pour l’artiste, cette exposition dans la forme et le fond n’a pu avoir lieu sans cette rencontre avec André Liatard : « Il y avait une attente de quelque chose d’autre. Et l’exigence du conservateur m’a stimulé. Lors d’un séjour à Naples, mon regard a été attiré par des affiches. Arrivée dans mon Atelier, ces affiches ont pris une autre signification. A partir de toutes ces rencontres est née cette exposition. J’ai travaillé en toute liberté, tout en sachant qu’il y avait une urgence ! »

  Au fil des toiles accrochées dans les salles du rez-de-chaussée, le visiteur peut admirer « Passants 2007 », « Fils du récit », « Rosé Mêle », « Fil à fil », « Destins croisés 1 et 2 », « Se taire », « Filiation »

   

   

Exposition  

Les peintures « Marques Déposées »  de Laurence COURTO au Musée Faure du 11 Janvier au 11 Février 2008 

Le musée est ouvert tous les jours, sauf les lundis et mardis, de 10 h 00 à 12 h 00 et de 13 h 30 à 18 h 00

 

Conférence organisée par la Société d’Art et d’Histoire d’Aix-les-Bains  

"Un Train à vapeur en Savoie" 

un film d'Henri Billiez réalisé par le Quatra 

  A l'occasion des fêtes du 150e anniversaire du premier coup de pioche des travaux de percement du tunnel ferroviaire du Fréjus, à Modane, l'APMFS, Association pour la Préservation du Matériel Ferroviaire Savoyard, la SNCF et RFF ont fait circuler un train à vapeur entre Lyon, Ambérieu, Aix-les-Bains et Modane tracté par une locomotive historique, construite aux États-Unis en 1946, la 141 R 420 entretenue par une association de Clermond-Ferrand. Les parcours savoyards de ce train, effectués les 29 et 30 septembre 2007, ont été filmés par une quinzaine de vidéastes dont les images ont été rassemblées et montées par le Quatra, Association Aixoise d'Art Audiovisuel. 

Pour la même circonstance, l'APMFS avait fait circuler deux autorails des années 1950, pour un adieu à ces matériels bleu et crême prochainement retirés du service. Henri Billiez a réalisé deux films qui seront présentés par François Coppa, président de l'APMFS, lors d'une soirée exceptionnelle au cinéma Victoria I d'Aix-les-Bains.

                    Mardi 11 décembre, à 20h30 

 

Cinéma Victoria, 36 avenue Victoria, Aix-les-Bains 

Entrée gratuite

Les peintures calmes et sereines d’Abram TOPOR  ! 

  Le musée Faure présente jusqu’au 16 décembre des œuvres d'Abram Topor (1903-1992, le père de Roland.

  Le vernissage s’est déroulé en présence d’un nombreux public d’amateurs d’art, d’élus et en présence de la fille de l'artiste, Hélène Almieda-Topor.

  Cette dernière habite Paris mais revient souvent à Aix les Bains où elle retrouve avec plaisir son amie de toujours Alice, présente à ses côtés à l’occasion de ce vernissage : « J’ai essayé de faire de la peinture au début mais mon entourage m’en a dissuadé ! Du coup je me suis passionnée pour l’histoire pour devenir historienne. Pendant l’occupation nous sommes partis avec ma famille de Paris pour éviter la rafle et sommes venus en Savoie de 1943 à 45. Par sécurité, moi et Roland nous étions à St Offenge et nos parents à St Ours. Pendant une courte période j’ai été même interne en 6ème au lycée de jeune fille d’Aix les Bains.», avant de préciser que cette exposition de peintures sur son père a pris naissance il y a 10 ans: « J’ai rencontré André Liatard à l’occasion d’une exposition sur les œuvres de Roland réalisée conjointement entre Aix les Bains et Chambéry. J’avais émis le souhait de réaliser une exposition exclusivement à Aix les Bains, un lieu très important pour notre famille ! »

Nicolas le fils de Roland, artiste peintre également mais avec sa propre personnalité devait être présent à ce vernissage, mais il était retenu à Varsovie où il expose une partie de ses œuvres.               

           André Liatard présente Abram Topor 

En ouverture du vernissage, André Liatard commissaire de l'ex­position, apporta de nombreux éclairages sur la vie et l'œuvre d'Abram Topor :

 « La peinture d'Abram », écrivait son fils Roland Topor, « sont toujours des paysages psychologiques. Des autoportraits symboliques ». Telle est la clef de lecture pour ces paysages à priori naïfs, mais qui accaparent immédiatement le regard du visiteur, et le charment.

                De la maroquinerie à la peinture

Singulier destin que celui de cet artiste-peintre juif polonais, né en 1903, débarqué à Paris au début des années 30, fraîchement diplômé des Beaux-arts de Varsovie. Ne pouvant trouver sa subsistance et celle de sa famille dans l'activité artistique, il reprend en France la maroquinerie, le métier de son père.        

Sculpteur de formation, c'est cependant dans le dessin et la peinture qu'il trouve une échappatoire à la dureté de l'existence. Son fils Roland devient un artiste connu, hors norme, ainsi que nous le connaissons bien à travers les expositions hommages organisées ces  dernières années dans notre ville.

  Car les visions d'Abram sont tendres, emplies de bonhommie et de profondeur, activant un univers onirique où les cadrages étudiés, les couleurs en demi-teinte nous amènent à l'essentiel, sans mièvrerie ni concession. Dans la dernière partie de sa vie, jusqu'à sa disparition en 1992, Abram TOPOR peint et expose de plus en plus. Certes, le succès de son fils lui permet d'entrer dans le milieu artistique foisonnant du Paris de la fin du XXème siècle, et tous vont apprécier ce caractère délicat, cette écriture picturale si intense et si révélatrice où l'animation vient du cœur.

  Ces visions où la nature même est le personnage principal, comme si Abram TOPOR avait su saisir l'âme profonde des choses.

C'est cette vibration mentale qui nous ravit et nous fait découvrir une flamme créative qui est l'essence, même de la famille TOPOR. »

André Liatard précise également : « Quand Roland prend son envol il entraine son père ce qui est souvent le contraire !

Cette complicité familiale se retrouve sur un des tableaux de cette l’exposition montrant le père et le fils de dos, regardant un livre.

  C’est une peinture très calme posée sereine avec une domination du vert. C’est du faux naïf, de la vraie peinture avec ces parcs ces forets c’est tout son univers qu’il résume ainsi ! »

  Au fil de la visite, l’amateur d’art découvrira « Le Mur aux arches », « le Pont (château) », « Le Kiosque dans le jardin », en passant par « Souvenir de Grenoble » , « les Nénuphars roses » ou encore « Le Cerf Volant » ! 

  A découvrir obligatoirement ! 

Musée Faure

10 boulevard des Côtes

73100 Aix les Bains

Tél.  04 79 61   06  57

Le musée est ouvert tous les jours de la semaine

sauf les lundis, mardis et jours fériés

de 10 h 00 à 12 h 00 et de 13 h 30 à 18 h 00. 

 

 

     

   

   


CONFERENCES

A LA M.J.C.  

  Histoire de l’Art

Cycle de conférences par André Liatard, Conservateur du Musée Faure

15 novembre : « L’arbre dans la peinture »

6 décembre : « Gustave Courbet »

Interventions de 1h30, animées d’un échange avec les participatns

Jeudi 18h à 19h30, auditorium, 1er étage, 4 rue vaugelas

Entrée : adhérents 5 € // non adhérents 6 €  

Renseignements du lundi au jeudi de 9h à 12H et de 14h à 19h, le vendredi de 9h à 12h et de 14h à 17h30. Tel. 04.79.35.24.35   

3 expositions sur Robert DOISNEAU (1912-1994)  

    Un triptyque de qualité pour les 3 principaux lieux culturels aixois associés pour la 1ère fois dans une même exposition en hommage au photographe français Robert DOISNEAU:

« Les Doigts plein d'encre » à la Maison des Jeunes de la Culture, pour une rétrospective sur le monde de l'école et de  l'enfance, « Portraits d'écrivains » à la Bibliothèque Lamartine pour une douzaine de portraits d'illustres écrivains, « Passages et galeries » au Musée Faure évoquant le monde poétique des passages parisiens et de ses habitants visités dans les années 70.

    Robert Doisneau est né le 14 avril 1912 à Gentilly (Val-de-Marne). Après des études d'Arts graphiques à l'École Estienne et un diplôme de graveur lithographe, il débute sa carrière de photographe en 1931 comme opérateur d'André Vigneau. En 1932, il vend son premier reportage photo (le Marché aux Puces de Paris) à L'Excelsior. Il est embauché en 1934 comme photographe industriel aux usines Renault de Boulogne-Billancourt mais sera licencié en 1939 pour cause d'absences répétées. Il devient alors photographe illustrateur indépendant. Pendant la guerre il rencontre Charles Rado, fondateur de l'agence photo Rapho qu'il intégrera en 1946 et qu'il ne quittera quasiment plus jusqu'à la fin de sa vie. Il ne cessera dès lors de réaliser des reportages photographiques, la plupart consacrés à l'actualité parisienne et au Paris populaire mais aussi à divers sujets en province ou à l'étranger (URSS, Etats-Unis, Yougoslavie,...), qui seront publiés dans divers magazines comme Life, Paris Match, Vogue, Réalités, Point de Vue, Regards, La Vie Ouvrière, Femmes, etc.

                Le « pêcheur d'images »

  Son travail de "pêcheur d'images" comme il se définissait lui-même (et non de "chasseur d'images"), est récompensé par de nombreux prix tels le Prix Kodak en 1947, le Prix Niepce en 1956, le Grand Prix National de la Photographie en 1983 ou encore le Prix Balzac en 1986.

  Les historiens du genre le classent parmi les "photographes de l'école humaniste", aux côtés de Willy Ronis, Edouard Boubat, Brassaï, Izis et quelques autres qui se sont tous attachés à photographier le Paris du XXe siècle. Robert Doisneau prendra sa dernière photo le 25 septembre 1993 et mourra à Paris le 1er avril 1994, laissant derrière lui une oeuvre constituée de quelque 450.000 négatifs dont Paris restera à tout jamais la capitale.

  Les images de Doisneau n'ont pas beaucoup vieilli. Chacune des photographies laissent transparaître sa chaleur, sa finesse, son humour et sa pudeur. Sa sincérité a toujours su balayer le misérabilisme et sa sensibilité lui a permis de transfigurer la banalité des situations qu'il a découvertes et fixées sur la pellicule.

                 Une marche culturelle !

   Ainsi vendredi les habitués de ces lieux de culture aixois et ceux venus découvrir spécialement cette superbe exposition de photographie, ont eu droit à une sympathique marche culturelle, partie de la bibliothèque, avant de se terminer à la MJC en passant par le Musée Faure !

   Avec l’affichage des portraits des grands écrivains que furent Jean-Paul Sartre, Simone de Beauvoir, Colette, Jean Cocteau, Paul Léautaud, Jacques Prévert, Raymond Queneau, Georges Simenon, Eugène Ionesco, Marguerite Duras, Louis Aragon, et d'Albert Camus, la Bibliothèque municipale accueillaient les premiers visiteurs.

  Le « cortège » prenait ensuite la direction du Musée Faure pour longue en présence d’un nombreux public.

  Le conservateur du Musée André Liatard, Jacques Perrin  directeur de la MJC et Anne Caraco directrice de la bibliothèque ainsi qu’Annette Doisneau la fille ainée du photographe, étaient présents ainsi que le député maire Dominique Dord et plusieurs adjoints et conseillers

  Pour André Liatard, faire des photos sur Paris était un thème de prédilection chez Robert Doisneau : « On a toujours l’impression de ce reportage du chaland dans les boutiques à Paris. Avec les coupoles, les quais de gare, les grandes perspectives, il trouve les vues les plus insolites. C’est le Doisneau de l’émotion. Il y a d’autres grands photographes, mais c’est celui qui a capté le mieux les émotions. Je tiens à remercier Jacques Vedel qui œuvre au sein de la MJC, d’avoir eu cette idée d’exposition. Cela a permis de lier des liens entre

nos 3 structures pour un travail qui a pris près d’une année. » 

      Une ruelle aixoise portera le nom de Robert Doisneau

   Pour Dominique Dord, « cette exposition la France, le Paris que l’on a dans nos mémoires. Il se disait comme « un pécheur d’images », un « passant patient » ! Au dernier conseil municipal, il a été décidé de donner le nom de Robert Doisneau à une ruelle aixoise.

   Pour sa part Annette Doisneau se disait heureuse de cette belle exposition sur l’oeuvre de son père : «   J’ai eu la chance d’être 15 ans son assistante. Il a réalisé 4 à 500 000 photographies. C’est beau, mais c’est un lourd héritage. »

    A la MJC, le public tout aussi nombreux a pu admirer des photos exclusivement basées sur l’enfance d’où ces tables d’école en bois placées au centre de la Galerie Vaugelas. Jacques Perrin et le président Philippe Baudrillard  précisaient que des photos avaient été prêtées par des particuliers et du mobilier par l’ancien directeur de l’Ecole de Lafin qui avait réuni ces objets lors de la fête du centenaire de l’école, mais aussi l’école de La Biolle.

  Au sujet de ces photos d’école, Annette Doisneau précisait qu’un éditeur avait demandé à son père de faire un livre sur les écoles. Il a ainsi trouvé 2 écoles et comme à son habitude il est resté de longues heures dans les classes au point de se faire oublier par les enfants afin de faire des photos d’instantané comme cet enfant sur son banc qui se retourne pour voir l’heure de la pendule murale placée en hauteur.

A noter la présence dans ces 3 lieux de la Librairie Parisienne proposant les œuvres du photographe dédicacées par sa fille.

Ces 3 expositions sont visibles jusqu’au au 31 octobre 2007 

Annette Doisneau (4eme en partant de la gauche) au Musée Faure

   

   

       

   

   

Une vue du public au milieu des pupitres à la MJC

   

  La photographie montrant le gosse regardant la pendule murale de la classe

  en diaporama


       Le patrimoine du Musée Faure s’enrichit ! 

Une noucelle œuvre avec la « Cascade de Grésy-sur-Aix » de Johann-Jacobus Ulrich 

Par l’intermédiaire de son conservateur André Liatard, le Musée Faure a acquis  le 4 juin 2007 à la salle des ventes de Maître Jacques Lafaury, une toile de 32 par 40.5 cm : la « Cascade de Grésy-sur-Aix », du peintre suisse Johann-Jacobus Ulrich (1798-1877).

Retour sur cette vente aux enchères d’un tableau qui se trouve sur le mur de gauche, à l’entrée du Musée. 

André Liatard, comment s’est passée cette acquisition ?

J’ai été informé de la présence de cette toile pour la vente aux enchères du 4 juin 2007. Elle était intéressante pour le Musée. Comme il y avait de nombreux collectionneurs venus notamment de Suisse, il a fallu surenchérir pour l’obtenir à 6000 €uros, soit un prix final de 6935 €uros avec les frais.

Pourquoi le choix de ce tableau ?

AL :C’est un peintre romantique suisse très connu qui a beaucoup peint dans la région, certains de ses tableaux sont au Musée d’Annecy. Le sujet  reproduisant la « Cascade de Grésy-sur-Aix » vers 1850, est une pièce intéressante pour nous car elle conte l’histoire locale. On voit très bien la stèle édifiée par la Reine Hortense en mémoire de son amie la Baronne Debrocq qui s’est noyée dans ce lieu en 1813.

C’est aussi une vue avec les costumes d’un haut lieu touristique très fréquenté à cette époque.

De plus c’est un beau tableau romantique et le Musée Faure n’en possède pas beaucoup de cette période.

Quel a été le dernier achat pour le Musée?

AL : Parmi les derniers achats, en 2006 j’ai acquis une Sanguine d’Aristide Maillol représentant un nue féminin à sa toilette. Il est exposé au 2ème étage

Comment se font ces acquisitions ?

Je travaille par opportunité car j’ai beaucoup de gens qui me propose des tableaux.

Mais il y a aussi des donations comme en 2006 avec le portrait à l’huile du Docteur Jean Faure vers 1908, un don du petit fils de Paul Dussel, l’ex associé du Dr Faure (1862-1942).

Actuellement et jusqu’au 24 septembre 2007, le Musée Faure propose une très belle exposition : « Autour de Guernica »  de Picasso.

Musée Faure, 10, bd des Côtes est ou­vert tous les jours sauf les mardis et jours fériés de 10 à 12 heures et de 13 h 30 à 18 heures.

73100 Aix les bains

Tel 04 79 61 06 57 

 André Liatard à côté de sa dernière acquisition

"Autour de Guernica" avec les 42 fac-similés de Pablo Picasso  

1937 - 2007 : André Liatard ne pouvait manquer l’occasion de fêter Picasso en réalisant une exceptionnelle exposition : "Autour de Guernica" 

Le Musée Faure présente ainsi une ex­position de 42 fac-similés de dessins sur papier exécutés en 1937 par Pablo Picasso, alors qu'il réalisait "Guernica".

« La particularité de cette exposition vient du fait que ce ne sont pas des originaux mais des fac-similés d’une très grande qualité, achetés pas très chers par le Musée Faure à l’époque. Une bonne affaire vu le prix actuel. », précise André Liatard à l’occasion du vernissage qui s’est déroulé en présence du député Dominique Dord et de plusieurs élus, avant de poursuivre en présentant le chef d’œuvre : «  GUERNICA est aujourd'hui le deuxième tableau le plus visité au monde après la JOCONDE, et demeure depuis sa création un des plus grands symboles du rejet de la barbarie dans le monde moderne, et un manifeste essentiel en faveur de la paix et de la fraternité des peuples. Il est en même temps un pamphlet très puissant adressé par Picasso à l’encontre du franquisme qui touchait à ses racines, son peuple, sa famille, et qui l'empêchera de retourner dans son pays natal de son vivant.

Lorsqu'éclate la guerre civile en 1936, il accepte des républicains espagnols le titre de directeur du musée du Prado.

Et lorsqu'en janvier 1937, il reçoit commande de la République espagnole pour décorer le pavillon réalisé par José-Luis SERT pour l'Exposition Universelle de Paris prévue pour l'été de la même année, il accepte avec enthousiasme. Il s'agit d'ailleurs de la première commande officielle monumentale qu'il reçoit. Il se met rapidement au travail et trace de nombreuses esquisses sur le thème « le Peintre et son Modèle », qu'il affectionne particulièrement.

             Bombardement de Guernica et ses 700 morts !

  Mais tout bascule le 1er mai, où, à la lecture du journal « Ce Soir », il apprend, avec cinq jours de décalage le bombardement de la ville basque de Guernica. Le 26 avril, les avions de la Légion Condor, escadrille envoyée en mars par Hitler pour soutenir les troupes franquistes, bombardent et incendient Guernica, y semant mort, désolation et terreur. Le choc est énorme, Picasso est bouleversé : l'Espagne, c'est tout son être. Même s'il s'est peu intéressé à la politique jusque là, la douleur et la souffrance le font immédiatement réagir. Il met en œuvre, de façon fébrile et passionnelle (« furiosa » en espagnol) une œuvre consacrée à cet acte de barbarie.

  Du 1er mai au 4 juin 1937, dans son atelier parisien de la rue des Grands-Augustins, il met en chantier une toile de 7.76m x 3,50m, qui évoluera en plusieurs étapes, ainsi que nous le confirment quatre clichés réalisés par Dora Maar durant ce laps de temps. Il va tracer dans le même temps quarante-cinq esquisses, quarante-deux sur papier (présentées à l'exposition du musée Faure), deux sur contreplaqué et une sur toile. »

 Cette exposition fléchée du Musée Faure commémorant les 70 ans de ce massacre est visible tout l’été et jusqu’au 24 septembre 2007.

La visite débute avec le fac-similé du 1er mai pour se terminer par celui du 4 juin 1937. Un travail colossal réalisé en 4 semaines, sachant que Picasso ne travaillant comme à son habitude que la nuit !  

Musée Faure

10 boulevard des Côtes

73100 AIX LES BAINS

Tél. 047961 0657

Le musée Faure est ouvert tous les jours sauf les mardis et jours fériés (le 14 Juillet et le 15 Août) de 10 h à 12h et de l3h30 à l8h.


   

   

   

   

   

   

   

MUSEE FAURE

EXPOSITION TEMPORAIRE

22 JUIN – 24 SEPTEMBRE 2007

« AUTOUR DE GUERNICA » avec Pablo PICASSO

 

Le 6 avril 1937, en pleine guerre civile espagnole, les allemands, alliés aux franquistes, bombardent le village basque de Guernica, y semant la mort et la désolation.  

Picasso, fervent partisan des républicains, va, durant le mois de mai 1937, peindre son œuvre majeure, « GUERNICA », vaste toile de 7,70m x 3,50m, où il décrit de façon frappante les malheurs de la guerre.  

L’exposition présente au musée Faure les 42 dessins et esquisses exécutés par Picasso lorsqu’il préparait l’œuvre, jour après jour.  

Cette œuvre est un extraordinaire plaidoyer en faveur de la paix, mission que Picasso poursuivra jusqu’à sa mort ...

©succession Picasso.2007.

 

La folie des hommes vue par James Coignard !

 

  Le musée Faure présente actuellement une très belle exposition de peintures de James Coignard.

Né en 1925 à Tours, ce dernier entame en 1943 une carrière dans la fonction publique.

Muté en 1948 à Villefranche sur Mer, il intègre l'Ecole des Arts Décoratifs de Nice. Dès lors, il sera peintre. Ses rencontres avec Matisse, Braque et Chagall l'influencent dès les années 50. Sa première exposition personnelle a lieu en 1956 en Suède, à Malmô.

Dans les années soixante, il rencontre les jeunes peintres espagnols (Clavé,...), et découvre en 1968, par son ami Goetz, la gravure au carborundum qui correspond tout à fait à ses aspirations. Il devient dès lors un grand maître de l'estampe. Il réalise également des sculptures et des tapisseries.

   Si son parcours commence par la Côte d'Azur pour s'y poursuivre aujourd'hui (il vit et travaille à Antibes), il est très itinérant, vivant une période américaine à la Nouvelle-Orléans (1982-88). Sa carrière est émaillée d'expositions collectives et personnelles en France et dans les pays où son art est totalement reconnu (Scandinavie, Allemagne, Suisse, Etats-Unis, Canada). Il marie souvent son talent à un grand nombre de poètes avec lesquels il aime faire le chemin le temps d'un livre.

   Ses œuvres remplissent les collections de grands musées dans le monde entier : Bibliothèque nationale, Paris / Nice / Guggenheim New-York / British Muséum, Londres / Muséum of Modem Art, San Francisco / Jérusalem / Muséum of contemporary Art, Montréal / Dublin ...

   Le vernissage s’est déroulé en présence de l'artiste, de Frédérique Martinengo qui a participé au montage de cette exposition, du député maire Dominique Dord, de plusieurs conseillers municipaux et d’un nombreux public.

   Le conservateur du Musé André Liatard apportait quelques précisions toujours appréciées sur cette exposition :

   « C’est un très beau travail sur la folie des hommes avec la parabole des aveugles, et la folie du monde avec les toiles intitulée Bagdad. C’est une œuvre très pensée, très spirituelle, très intériorisée.

Sur ses toiles il est très expressif alors qu’il paraît calme en dehors. Il est aussi un graveur très connu. James fête ses 82 ans et il y a longtemps que je voulais monter cette exposition. Elle sert à faire admirer son œuvre. Dans la petite salle à côté sont exposées des toiles plus anciennes.

Pour moi, c’est un des artistes majeurs de notre époque. »

Pour Dominique Dord, « Chacun doit ressentir une certaine émotion en regardant vos toiles. Si on entre facilement dans votre travail, c’est qu’il révèle des symboles qui sont en nous et notamment une certaine spiritualité. Votre sensibilité éveille la notre ! »

Les nombreux visiteurs attendus peuvent admirer en flânant

le "Portrait", "Manne­quin", "Usines" , "Badgad I","Bagdad II", "Paysage ovale"  "Hommage à Bruegel" notamment.

L’exposition est visible jusqu'au 11 juin 2007

Musée Faure, 10, bd des Côtes est ou­vert tous les jours sauf les mardis et jours fériés

(1er, 8, 27 mai) de 10 à 12 heures et de 13 h 30 à 18 heures.

 

           James COIGNARD vu par André Liatard 

                         SECRETS DEVOILES 

   James COIGNARD est un homme au premier abord affable et discret. Mais son œuvre nous révèle ses mystères, un monde qui marie l'abstrait et le concret, et ne cesse d'osciller de l'ombre à la lumière, du microcosme à l'immensité. Il étire couleur et matière en des ensembles esthétiques lumineux ou sombres, mais toujours interrogatifs.

Monde parfois évoqué en vastes espaces colorés ponctués d'éléments graphiques et calligraphiques (son fameux sigle AB), qui, du bleu pur au rouge le plus flamboyant, tracent des fenêtres qui sont autant de miroirs à traverser.  

   Et puis des corps, des visages, très matissiens dans l'approche, des objets, des villages, toute une écriture semi-abstraite ponctuée de taches colorées, de fonds très travaillés, grattés, patines, collés et recolorés, comme si James COIGNARD, par strates successives, arrachait des pans de sa mémoire. Travail et triturage de matière peut être engendrés par la découverte, en 1968, de la gravure au carborundum de son ami Henri GOETZ, qui va lui ouvrir des horizons nouveaux. Il a connu Matisse, Chagall et les peintres catalans et a su puiser chez eux les éléments donnant de l'amplitude à son écriture, où l'on devine aussi des fragments d'art pariétal primitif. Toute la richesse expressive d'un artiste empreint d'humanité, chez qui la vie côtoie toujours la mort, et qui porte témoignage des bonheurs et malheurs de son époque.

 

   La splendeur et la plénitude de certaines 'œuvres de James COIGNARD, peintures et gravures confondues, tels ces extraordinaires hommages à Lorenzetti, ou cette récente série intitulée « Bagdad », nous entraînent en effet à un profond questionnement, parfois douloureux. L'aspect narratif du travail de l'artiste, que nous avons souhaité mettre en pleine lumière dans cette exposition, le dispute en effet à l'esthétique si émotionnelle de son écriture. En cela, James COIGNARD est bien le missionnaire qui porte témoignage de ses propres secrets.

André LIATARD 

                 REPERES BIOGRAPHIQUES

-   Naît en 1925 à Tours.

- Entame en 1943 une carrière dans la fonction publique.

- Muté en 1948 à Villefranche sur Mer, il intègre l'Ecole des Arts Décoratifs de Nice. Dès lors, il sera peintre.

- Ses rencontres avec Matisse, Braque et Chagall l'influencent dès les années 50.

- Sa première exposition personnelle à lieu en 1956 en Suède, à Malmô.

- Dans les années soixante, il rencontre les jeunes peintres espagnols (Clavé,...), et découvre en 1968, par son ami Goetz, la gravure au carborundum qui correspond tout à fait à ses aspirations. Il devient dès lors un grand maître de l'estampe.

- Il sculpte aussi (Sculptures de verre. Venise. 1961.S-îrie de bronzes en 1977).

- Il réalise en 1975 quatorze tapisseries à Brno (Tchécoslovaquie).

- Si son parcours commence par la Côte d'Azur pour.s'y poursuivre aujourd'hui (il vit et travaille à Antibes), il est très itinérant, vivant une période américaine à la Nouvelle-Orléans (1982-88).

- Sa carrière est émaillée d'expositions collectives et personnelles en France et dans les pays où son art est totalement reconnu (Scandinavie, Allemagne, Suisse, Etats-Unis, Canada).

- Il marie souvent son talent à un grand nombre de poètes avec lesquels il aime faire le chemin le temps d'un livre.

- Il vit aujourd'hui sur la Côte d'Azur, et ses œuvres remplissent les collections de grands musées dans le monde entier : Bibliothèque nationale, Paris / Nice / Guggenheim New-York / British Muséum, Londres / Muséum of Modem Art, San Francisco / Jérusalem / Muséum of contemporary Art, Montréal / Dublin ...  

   

   

   

         

   

         

         

   

 

Armel Jullien, une peinture qui parle d’elle-même ! 

Jusqu'au 7 avril, le musée Faure présente une très belle   expo­sition d’un jeune peintre de grande qualité : Armel Jullien.

A l’occasion du vernis­sage déroulé en présence de l'artiste, d'élus locaux et d'un grand nombre de connaisseurs et artistes, le com­missaire de l'exposition André Liatard présenta l’œuvre de ce jeune artiste (36 ans): « J’ai découvert Armel grace à des amis communs. A partir de photos que l’on m’avait transmises, j’ai vite eu le coup de cœur et je suis allé dans son Atelier à Puy en Velay en Haute Loire. J’ai découvert des peintures extraordinaires avec un choix de thèmes proches du peintre. Armel Jullien a beaucoup d’humilité. Il réalise de la peinture à l’huile et c’est beaucoup de travail au vue de la grandeur des toiles. Cela respire la gaîté, la poésie, la tendresse. Il y a le stade photographique puis on passe de l’autre coté du miroir.

C’est un peintre jeune qui explore sans cesse, toujours en mouvement comme sa très belle dernière toile représentant sa famille. On apprécie la quiétude, le bonheur qui émanent de cette famille. Les êtres humains sont simples, saisissants dans leur expression corporelle, avec des couleurs éclatantes. Le merveilleux, le rêve, sont présents. »

Très affable, Armel parle un peu de ses œuvres : « Je pars parfois de photos mais aussi pour certains tableaux de différentes choses qui peuvent trainer dans mon atelier. Comme par exemple des chiffons, des morceaux de plastique. Je reproduis l’ensemble sur un tableau. Du coup de prime abord, le visiteur peut y voir une sensation de tirer vers l’abstrait mais ce n’est pas de l’abstrait. Les portrait et objets dessinés sont dans un style nature morte. »

Par contre Armel Jullien veut garder sa liberté et n’a jamais travaillé avec des galeries. C’est sa première exposition à Aix Les Bains mais le nombre de visiteurs devrait être important à venir découvrir cette peinture qui parle d’elle-même. Une exposition à ne pas manquer !

Sa prochaine exposition se déroulera à Canourge en Lozère. 

Musée Faure: 10, bd des Côtes. Aix Les Bains  

   

   

   

   

   

   

   

   

   

   

 

Exposition de photographies

Les « 36 poses » de François Fouger !

Sensibilisé par ses parents, il découvre véritablement la photo en classe de seconde grâce à une enseignante passionnée de cet art. Cette passion deviendra son métier.

Les aixois connaissent bien ses réalisations et notamment ceux qui fréquentent assidument le Musée Faure à travers la société d'Art et d'Histoire et ses livres sur le « Lac du Bourget, photographies 1870-1970 », « Le chemin de fer à crémaillère du Revard », ou encore les « 22 balades autour d'Aix-les-Bains ».

François Fouger collabore depuis plusieurs années avec le Musée Faure et depuis quelques années il a même créé sa propre édition!

Le vernissage de ce « 36 poses », a réuni une foule importante dont de nombreux amis aixois ce qui faisait dire à André Liatard le conservateur du Musée : « Cette exposition permet de nous réunir en famille et de rendre hommage à quelqu’un qui passe souvent inaperçu. Il a une approche à la fois très distanciée et très passionnelle de lieux qu'il connaît à fond, pour en avoir exploré tous les mystères et avoir su en saisir l'état d'esprit si particulier et si charmeur. Trois années de parcours à travers la ville et ses environs proches, ont donné cette exposition où vous découvrirez ou redécouvrirez quelques merveilles cachées.

François est l’une des plus belles mémoires d’Aix Les bains et je suis très heureux d’avoir pu monter cette petite exposition de photos. Il a un regard particulier, tout à fait différent de ce que l’on peut voir d’habitude. Il réalise des cadrages qui lui sont propres. Il y a des arrières plans, c’est sympa, c’est du ………… Fouger! »

Cette exposition permet d’admirer quelques « must » de François, dans des cadres 40x50 : « Le voyage du pêcheur », « Le Panorama », « L’étang », « Rivière sans retour », « Soleil d’automne », « Quand les arbres étaient grands », « Le Lac », « Rencontre du 3ème type », « La Bête humaine », « Star’Ac :la légende », Paparazzi » !

Le musée Faure, 10, bd des Côtes, est ouvert tous les jours de 10 à 12 heures et de 13 h 30 à 18 heures sauf les mardis.

Photo : François Fouger en train de dérouler sa vie au côté d’André Liatard

Aix Les Bains Musée Faure 

10 Boulevard des Côtes 

Exposition de peintures 

Armel Jullien 

Du 9 février au 7 avril 2007

OCTOBRE 2006

Exposition de peintures Jean Rustin

Une oeuvre qui suscite plus de questions que de réponses, et interroge sur l’inquiétante évolution de notre société !

Le Musée Faure présente jusqu’au 10 décembre 2006, les peintures de Jean Rustin.

Né en 1928 à Montigny-Ies-Metz, Jean Rustin vit et travaille à Bagnolet.

Très réaliste et expressionniste, sa peinture décrit la solitude, la souffrance, l'enfermement, l'hébétude, donc, notre monde contemporain.

Le grand historien d'art américain Edward Lucy-Smith parle ainsi de ce peintre : « « Les peintures présentées dans cette exposition appartiennent aux œuvres de maturité de la seconde période de Rustin, caractéristiques la fois par leur mélange de peur, d'érotisme et de désolation, et par leur palette volontairement sobre : blancs, bleus-gris et rosés bleutés ..... MANET, dont la technique présente de nombreux points communs avec celle de RUSTIN, Frans HALS ou GOYA sont parmi les rapprochements qui s'imposent avec le plus d'évidence. En termes picturaux, RUSTIN est sans doute le plus grand virtuose des dernières décennies du XXème siècle. Son mode d'appropriation des méthodes et des valeurs de l'art du passé est bien plus subtil que celui de nombre de ses contemporains. Les références culturelles qui traversent secrètement son œuvre soulignent en réalité davantage la nature strictement contemporaine de ses préoccupations, en particulier l'angoisse de l'isolement dans un monde sans âme et sans dieu. Son travail cependant dépasse, sur le plan symbolique, la simple expression d'une névrose personnelle. Il reflète à la fois la mort de l'espoir et l'effondrement des grands systèmes idéologiques qui ont nourri la pensée du XXème siècle...»

Le vernissage s’est déroulé en présence de l’artiste, du député maire Dominique Dord, et de plusieurs membres du Conseil municipal, de Jean Claude Loiseau conseiller général, de Corinne Van Hovel et Maurice Verbaet directrice et membre de la fondation Fustin d’Anvers, ainsi qu’une foule de connaisseurs.

Un peintre « énorme » !

Après avoir salué et remercié Jean Rustin d’être présent au vernissage, André Liatard commissaire de cette exposition donna comme à son habitude son analyse très attendue sur l’œuvre présentée : «  Je connais de peinture Jean Rustin depuis 20 ans. C’est un peintre hors norme, un peintre « énorme » ! Tous ses personnages regardent les reflets de notre époque. C’est une peinture très intériorisée, très forte, une peinture qui parle d’elle même. »

Après avoir souligné en s’adressant au peintre, qu’ il y a très longtemps qu’André Liatard voulait l’ « accrocher » au Musée Faure, Dominique Dord ne cachait pas sa satisfaction de découvrir cette exposition : 

« C’est une peinture saisissante qui vous prend aux tripes ! Mais une fois passé le 1er regard, on se pose la question de savoir qui est derrière cette peinture. C’est pourquoi il est intéressant que le peintre soit présent à un tel vernissage. C’est une très belle leçon d’humanité avec une leçon de laideur . Ce n’est pas une vision très optimiste des choses mais optimiste : lorsque l’on élève tout, on retrouve l’homme vraiment nu devant sa condition. »

Après avoir remercié la Ville et le Musée faure pour cet accueil, Jean Rustin précisait : « Lorsque j’étais jeune, j’étais naïf . Tout le monde aimait tout le monde. Puis sont arrivées les guerres et tout a changé. Au départ j’étais un peintre gai avec des peintures très colorées et un jour j’ai arrêté pour faire ce type de peinture. Pourquoi ? Difficile de le dire ! »

La conclusion de ce vernissage revenait à Maurive Verbaet de la fondation d’Anvers :

« Jean Rustin n'est plus un inconnu. En effet depuis un certain nombre d'années et surtout depuis la réouverture en mars 2002 de notre Fondation située à Anvers, nous avons parcouru un chemin passionnant et considérable pour la reconnaissance de cette oeuvre majeure, mais il est vrai que jamais on aurait pu obtenir ce résultat sans cette passion commune partagée aujourd'hui par tant de personnes : ces « Ambassadeurs-rustin », comme j'aime les appeler, à commencer par le réseau d'une quinzaine de galeries en France, Hollande, Danemark, Suisse, Espagne, Italie, Belgique.

Ensuite les responsables des lieux et espaces publics, des musées, des responsables des centres culturels , des villes et des départements, les écrivains, poètes, journalistes, critiques d'art, cinéastes, les gens de la radio et de la télé,et j'en oublie !

Ces " Ambassadeurs-rustin"  forment ce réseau qui nous permet aujourd'hui de mettre en avant une oeuvre capitale quelque fois villipendée il y a à peine une génération. Une oeuvre bien de notre temps qui constamment fait écho à notre condition humaine à notre difficulté d'être: une oeuvre-vérité.

Une oeuvre sans doute dérangeante pour certains, bouleversante pour d'autres, mais n'occasionnant jamais l'indifférence.

Une oeuvre qui suscite plus de questions que de réponses.

Une oeuvre qui colle parfaitement à la personnalité de Jean Rustin.

Elle ne fait qu'exprimer ce que le peintre ressent au plus profond de lui-même : notre société et son inquiétante évolution.

Je profite de l'occasion pour remercier toutes ces personnes présentes ou non et travaillant souvent dans l'ombre mais qui chacune à leur manière apportent de façon régulière de la valeur ajoutée au but majeur que la Fondation Rustin s'est fixée : La reconnaissance de l'oeuvre Rustin qui trop longtemps à fait défaut.

Merci tout particulièrement à nos hôtes de ce soir , la ville d’Aix Les Bains, son maire, André Liatard et toute son équipe qui ont fait un travail magnifique.

Musée Faure :

10 Bld des Côtes 73100 Aix-les-Bains

Tél. 04 79 61 06 57

Le musée est ouvert tous les jours de 10h à 12h et de 13h30 à 18h, sauf les mardis, le 1 er et le 11 novembre.

Photos : Lors de la réception

         

Jean Rustin

JUILLET 2006

Semaine du Lundi 17/07 au Dimanche 23/07 

Les estampes mythologiques de Georges Braque

Georges Braque naît le 13 mai 1882 à Argenteuil.

En 1890 sa famille s'installe au Havre et pendant le lycée, Georges suit les cours du soir de l'école des Beaux-Arts.

En 1904 il installe son premier atelier rue d'Orsel.

Le Salon d'Automne lui révèle les Fauves. Il peindra ses premières toiles importantes l'année suivante.

En 1907 il séjourne dans le Midi où il peint des toiles marquées par l'atmosphère de Cézanne. Au cours de sa rencontre avec Picasso, il est choqué et fasciné par Les Demoiselles d'Avignon.

Georges BRAQUE est surtout connu pour avoir été l'initiateur du cubisme avec Picasso et il va rester toute sa vie fidèle à ses premiers engagements, même s'il abandonne très vite le cubisme basique. Son travail est très intériorisé et se présente comme une évolution très réfléchie où prédominent les natures mortes et les vues d'intérieurs et, dans les dernières années, les figures d'oiseaux devenues très vite emblématiques de l'artiste.

Braque n'a cessé de chercher des espaces picturaux nouveaux, des procédés esthétiques permettant de donner une nouvelle vie aux objets ou aux sujets, détournés de leur simple représentation figurative.

C'est en 1931-1932, lorsque le marchand d'art Ambroise VOLLARD commande à Braque une série d'estampes, que celui-ci choisit d'illustrer la « Théogonie » du poète grec Hésiode et aborde ainsi des sujets antiques et mythologiques.

Ce travail est prétexte à des séries d'eaux-fortes et de lithographies qui émaillent l'œuvre de Braque de 1932 à 1959, toutes déclinant des thèmes antiques : le char, les dieux de l'Olympe, la poésie,..

Braque montre ici une grande virtuosité graphique, parfois très gestuelle, très stylisée, et son sens de la couleur (lithographie avec parfois treize passages de couleurs!).

22 estampes présentées au Musée Faure

L'exposition du musée Faure, à travers vingt-deux estampes, retrace ce travail de recherche, sur le prétexte des mythes antiques et de la figure de l'oiseau, avec parfois des variations sur un même thème, avec des « états » d'impression différents, des essais de couleurs et de trait, modifiant à chaque fois l'image originale pour le plus grand bonheur du visiteur.

Braque va jusqu’à sa mort rechercher cette réalité nouvelle du cubisme, créer une figuration tout à fait nouvelle.

II meurt le 31 août 1963 à Paris.

Le vernissage de cette très belle exposition d’été proposée par le Musée Faure, s’est déroulée en présence d’un nombreux public, du député maire Dominique Dord et plusieurs élus.

Il revenait à Michel Liatard conservateur du Musée, de présenter l’exposition : « Pour moi Georges Braque est l’un des plus grand peintre du XXème siècle, surtout avec ses natures mortes. Braque est avant tout un coloriste et adorait travailler avec les grands poètes.

A sa mort, il a eu droit à des obsèques nationales avec la présence entre autres de Malraux.

Le thème de la mythologie utilisé pour cette exposition a rarement été montrée. Elle été réalisée avec le concours exceptionnel de la Bibliothèque nationale de France, du Château- Musée de Dieppe et de la Galerie Louise Leiris à Paris, mais elle n’a pas été facile à monter. », devait conclure André Liatard !

L’exposition est visible jusqu'au 26 septembre.

En 2007, le Musée va revenir sur Picaso avec un retour sur Garnica à l’occasion du 70ème anniversaire du bombardement.
Le musée Faure, 10 bd des Côtes, est ouvert tous les jours de 10 h à 12 h et de 13 h 30 à 18 h, sauf les mardis, le 14 juillet et le 15 août.

Entourés des élus, André Liatard présente l'exposition

   

   

       

MAI 2006

Semaine du Lundi 22/05 au Dimanche 28/05

Parcours d’enfances ! 

Dans le cadre des « Nuits Romantiques du lac du bourget », le Musée fait découvrir ses œuvres lièes à l’enfance, thème de ce festival 2006. 

A l’occasion de l’ouverture de ce festival des "Nuits romantiques" du lac du Bourget, en présence de Jean-Mi­chel Payot, président du fes­tival et de Philippe Cassard le directeur artis­tique, conservateur du musée Faure André Lia­tard a convié le public à un parcours musical thématique qu’il a lui même conduit : « On a voulu organiser un petit parcours avec des œuvres du Musée qui sont en relation avec les enfants avec des peintres de culture, des œuvres d’Art. C’est une thématique assez passionnante »

Dans l’ordre de la visite, le public a pu admirer tour à tour : « Enfant sous un arbre » une huile sur toile de l’Ecole française du XIX siècle, Napoléon Charles fils aîné de la reine Hortence un marbre blanc et bronze doré de Pierre Curtellier (1757-1831), le « Petit pêcheur Napolitain » de 1874 en terre cuite de Jean Baptiste Carpeaux et qui semble écouter le son sortant de son coquillage qu’il maintient dans ses mains, « Buste de jeune fille » une huile sur toile de Thomas Couture (185-1879), Danseuses mauves un pastel de’Edgar Degas (1834-1917), la « Promenade en barque » une huile sur toile d’Henri Lebusque, « Frère et sœur » un bronze patiné vert sur socle de marbre d’Auguste Rodin (1840-1917), le projet de tombeau de Julia la fille de Lamartine ou encore le Bénitier une faïence de La Forest de 1740 !

Entrée libre   Tel. 04 79 61 06 57

Photos : Ouverture des Nuits romantiques

Photo : Le petit pêcheur napolitain

AVRIL 2006

Semaine du Lundi 24/04 au Dimanche 30/04

Sept ans après Topor revient, mais avec Arrabal ! 

Sept ans après une exposition réalisée en 1999 avec l’Espace Malraux pour un hommage posthume à Roland Butor, le Musée Faure revient sur cette œuvre succulente parfois gênante. « Pour ce faire nous avons choisi de croiser Topor à Arrabal. Non seulement parce qu’ils sont en 1962 avec Jodorowsky, du mouvement « panic » destiné à bousculer une société jugée par eux trop léthargique, mais aussi parce qu’ils sont chacun des Janus touchant à tous les horizons de la création artistique. », précise André Liatard le conservateur du Musée Faure à l’occasion du vernissage de l’exposition « Arrabal- Topor », en présence notamment du député maire Dominique Dord et de l’artiste Fernando Arrabal.