LIVRES A  DECOUVRIR 

 

 

 

AVRIL 2008

Livre sur le patrimoine régional  

"Les Gorges du Sierroz, entre Rêves et Réalité"  

Fermées au public depuis 1980, les Gorges du Sierroz près d’Aix-les-Bains vont bientôt revivre grâce à un livre inédit, à l’initiative de Sébastien Pomini.

Sortie prévue en septembre 2008 grâce à une souscription publique.  

Les multiples facettes d’un site remarquable  

Ce canyon situé à Grésy-sur-Aix a une histoire riche. Mis à la mode par les visites de la reine Hortense, celle de Napoléon III, le lieu a attiré des écrivains comme Lamartine ou Dumas, des têtes couronnées, comme la reine Victoria, et une foule de visiteurs anonymes.  

Dès la fin du 19ième siècle, une balade nautique voit le jour au fond des Gorges. Un petit bateau à vapeur : "le Christophe Collomb" puis "Le Rêve" emmènent leurs passagers à la découverte du canyon. Le succès est énorme.

Une passerelle à encorbellement conduit les passagers jusqu’au belvédère qui surplombe la Cascade de Grésy. Lieu tristement célèbre par l’accident tragique qui arriva en 1813 à l’amie de la reine Hortense, la baronne de Broc.  

L’ouvrage revient en détails sur cet événement. Un point de départ pour aborder les destins de ces deux femmes étonnantes et le romantisme qui anime alors les cercles littéraires et prend souvent pour cadre les paysages de Savoie.  

Grâce à des gravures d’époque et de nombreuses photos, on retrouve les raisons du succès : une nature sauvage remarquable, des vieux moulins au charme particulier, l’idée géniale de faire naviguer un bateau dans un lieu a priori inhospitalier.  

Puis c’est l’ascension touristique, la création de la Société des Gorges du Sierroz. Toute une épopée…. jusqu’aux difficultés qui conduiront à stopper l’exploitation du site. L’auteur revient sur les raisons de cet abandon peut-être pas si définitif…  

   

MARS 2008

Nouveauté  

Aix les Bains  

Société d’art et d’histoire  

Arts et mémoire  

Les Siciliens d’Aix les Bains

Éditorial

 

Aix-les-Bains a longtemps connu une évolution démographique différente de celle de sa région. Tandis que le nombre d'habitants du département de la Savoie diminuait de 1861 à 1946, la population aixoise n'avait cessé de croître. Depuis 1946, par contre, Aix-les-Bains connaît, comme son département, une croissance démographique supérieure à la moyenne nationale, en bonne partie due à un solde migratoire positif.
L'exceptionnelle renommée de la ville d'eaux, depuis le XIXe siècle, explique son pouvoir d'attraction sur des hommes venus du reste de la France, à l'image de l'entrepreneur Léon Grosse quittant Chambéry en 1881 pour s'implanter, avec le succès que l'on sait, à Aix-les-Bains, ou de Jean-Marie Bernascon, d'origine lyonnaise, créateur d'une partie de la grande hôtellerie aixoise de la “Belle Époque”. Mais aussi sur des arrivants étrangers, déjà avant la seconde Guerre Mondiale et surtout depuis, parmi lesquels les Italiens tiennent une place de choix, proximité géographique et affinité de civilisation obligent.
Cependant Aix-les-Bains fait encore preuve d'originalité puisque l'essentiel de l'immigration italienne provient de Sicile, de Milena. Ces aixois d'origine sicilienne ont beaucoup apporté, sur tous les plans, au dynamisme de la ville et ils contribuent à tisser des liens chaleureux entre deux localités pourtant fort éloignées géographiquement. Cela méritait bien ce numéro bilingue, original lui aussi, de la revue de la “Société d'art et d'histoire”.

 

Jean-François Connille

 


                                                   
Traduzione di Sylvio Ninni
Editoriale

 

Aix-les-Bains ha conosciuto a longo un' évolutione demografica diversa da quella della sua regione. Mentre il numero degli abitanti della Savoia diminuiva dal 1861 al 1946, la populazione della città è andata via via crescendo. Infatti dal 1946, Aix-les-Bains conosce, come la sua provincia, una crescita demografica superiore alla media nazionale, dovuta in gran parte a un apporto migratorio positivo.
La fama eccezionale della città termale, sin dal Novecento, spiega il potere d'attrazione sugli uomini venuti dal resto della Francia, come l'imprenditore Léon Grosse che lasciò Chambéry nel 1891 per insediarsi a Aix-les-Bains, oppure Jean-Marie Bernascon, venuto da Lione, creatore in parte del settore alberghiero lussoso di Aix-les-Bains durante la “Belle Epoque”. Attrattiva esercitata anche su nuovi arrivati stranieri, già prima del secondo conflitto mondiale e soprattutto da allora, tra i quali Italiani occupano un posto di rilievo, data la prossimità geografica e la civiltà affine.
Tuttavia Aix-les-Bains dimostra ancora la sua originalità poichè l'immigrazione italiana proviene essenzialmente da Milena in Sicilia. Questi cittadini di origine siciliana hanno contribuito, in tutti i campi, al dinamismo della città e contribuiscono tuttora a stringere calorosi legami tra i due paesi nonostante l'ingente distanza geografica. Ciò meritava proprio questo numero bilingue, originale anch'esso, della rivista della “Società d'Arte e di Storia”.

JANVIER 2008

Livre « Aviron 2007 »  

  Le livre « Aviron 2007 » retraçant l’activité de ce sport en France et édité par la Fédération Française d’Aviron, est disponible. Ce livre de 62 pages est fort bien illustré et documenté, avec une préface du secrétaire d’Etat chargé des sports Bernard Laporte. Le club aixois est mentionné dans différents articles ainsi qu’au travers de plusieurs photos. Et notamment sur celle de la couverture avec un « Quatre sans barreur » aixois situé à la 2ème ligne d’eau, le 2eme bateau en partant du bas. 

  Ce très beau livre est en vente au club d’aviron au prix coûtant : 27 €uros.

Renseignements au 04 79 88 12 07.

DECEMBRE 2007

 

 

 Soirées « Ecouter Lire »

1h  de lecture à voix haute et 1/2h  d’échanges

 

Un  mercredi chaque  mois de 19h15 précises à 20h45 environ

( entrée gratuite, pas de réservation)

 

                                                  °°°°°°°°°°°°°°°°°°

 

19 décembre  :   « je t’aime moi non plus …»                                                                                                                   

                           (scènes de la vie conjugale, extraits de romans divers)     

 

30 janvier      :  Alessandro Baricco, italien (soie, city, sans sang,…)

 

27 février       : Ismaïl Kadaré, albanais (le concert, avril brisé,…)

 

26 mars          : Paul Auster,  nord-américain (brooklyn follies,…)

 

23 avril           :  « un jour le futur… »         (extraits de romans           

                                                                          d’anticipation et de science-fiction)

 

                                      °°°°°°°°°°°°°°°°

           210 rue de Genève à Aix-les-Bains   (en face de Monoprix)    tél : 04 79  61 02 36        

NOVEMBRE 2007  

Dédicace pour Gérard Aimonier Davat  

  Ce samedi après midi à l’Espace Culturel du Centre Leclerc à Drumettaz, le romancier aixois Gérard Aimonier Davat dédicaçait son dernier ouvrage « L’ail des ours ».

Ce roman est le 5ème et succède à « Mourir à Tobago », « Les galets de l’amour », « L’apparence d’amour », « Dérive », tous évoquant l’ambiguïté des rapports humains.

Dans toutes les librairies aixoises.    

   

SEPTEMBRE 2007

« …en suivant les étoiles »,

de l’aixois Yvon Roux  

     Très jeune, Yvon Roux va s’intéresser à Joséphine Baker avant de faire sa connaissance à l’âge adulte.

Cette longue période d’admiration, l’écrivain aixois l’a retracée dans son 1er livre « …en suivant les étoiles » mémoire d’un admirateur.

Ce livre de 365 pages agrémenté d’un cahier de photos de 16 pages, lui a demandé une dizaine d’années de travail. Tout cela en dehors de sa vie professionnelle, au début typographe et maintenant fonctionnaire d’Etat depuis 23 ans aux Thermes d’Aix les Bains dont il a assuré les Visites Guidées.

Si la 1ère partie est consacrée à Joséphine Baker décédée en 1975,

la seconde est réservée à une multitude de personnalités dont certaines sont devenues des amis de l’écrivain comme Edwige Feullère, Joe Dassin.

   A l’occasion de la présentation de son livre à l’Espace Curiste des anciens Thermes Nationaux, Yvon Roux précisait:

« Joséphine Baker a été l’égérie de toute ma vie depuis l’âge de 11 ans. Je l’ai vu par hasard dans un Paris Match de l’époque. J’ai été pris de passion pour cette femme en 1er lieu suite à l’adoption dans son château des Milandes en Dordogne, de 12 enfants de nationalité et de race différentes.

En juin 68 à 20 ans, je suis parti à Paris en stop et je l’ai rencontré à l’Olympia en me rendant dans sa loge. Nous avons noué des liens amicaux à cette occasion. Elle avait été touchée de l’admiration que je lui portais depuis plusieurs années au travers des courriers et d’appels téléphoniques auxquels elle répondait lorsqu’elle revenait en France.

Ensuite je l’ai rencontré à 8 reprises notamment à Requebrune Cap Martin, Bobino, Mont Carlo.

Je l’ai vu pour la dernière fois à Bobino juste avant qu’elle ne meurt en pleine gloire d’une congestion cérébrale au bout de 3 semaines de représentation.

   Ce livre a germé dans les années 70. Je lui en avais parlé et elle m’avait encouragé à l’écrire. Son décès m’a décidé à écrire.

Je pense qu’il y aura une suite et je pense écrire un livre sur les Thermes de façon humoristique. »

Dans la 2ème partie du livre Yvon Roux relate différentes rencontres avec en autres Arletty, Johnny Hallyday, Grace de Monaco, Jean Marais, Annie Cordy : « J’allais les voir sur scène puis dans leur loge pour les interviewer sur leur métier, leur carrière. Cette passion du spectacle a guidé et guidera encore toute ma vie avec des voyages à New York, Londres, Monte Carlo Prague Paris Vienne. »  

« …en suivant les étoiles » 20 Euros aux éditions Seguier  

Yvon Roux en compagnie de Marie Christine Berton, une des responsables de l’Espace Curistes des Thermes Nationaux

       

       

           « Guide de la France aéronautique »

de Magali Rebeaud ou le portrait de la France du ciel dans un livre

 

 

A l’occasion du meeting aérien célébrant les 20 ans de Savoie Technolac, l’aixoise Magali Rebeaud a dédicacé avec un certain succès son petit chef d’œuvre, résultat de nombreuses heures de recherche: « Guide de la France aéronautique ».

Il est vrai que ce guide de grande qualité permet de découvrir ou redécouvrir plus de 130 musées et sites à visiter !

Sa place doit être sur l’étagère de la bibliothèque de tous les passionnés et amoureux d’aviation.

Mettre en lumière le patrimoine aéronautique français, telle est la vocation du « Guide de la France aéronautique ».

Répertoriant plus d'une centaine de sites ouverts au public liés à l'aéronautique et à son histoire, il satisfera la curiosité de tous ceux qui s'intéressent, de près ou de loin, à l'aviation.

Le classement par région et par département de lieux incontournables ou inattendus, agrémenté de renseignements techniques et historiques précis, de conseils et d'anecdotes, fait de ce guide un outil de recherche aussi pratique que distrayant.

Grâce à cet ouvrage, les grands passionnés comme les novices, auront en main toutes les informations nécessaires à la découverte des musées, associations, bases aériennes, collections privées et usines, et de leurs trésors aéronautiques.

Pilote privé, diplômée en aéronautique (Certificat d'Aptitude à l'Enseignement Aéronautique, Licence en Aéronautique), Magali Rebeaud travaille depuis plus de dix ans dans le domaine de l'aviation : guide conférencier au Musée de l'Air et de l'Espace du Bourget à Paris, journaliste pour le magazine « Volez », chargée de missions pour l'Aéroclub de France, le Salon du Bourget, etc.

Elle a aussi créé, en 2006, une pièce de théâtre sur le thème de l'aviation : « Caresser les Marguerites ou six personnages en quête d'hauteur ».

Elle prit la décision de concevoir ce guide par passion du monde de l'air bien sûr, mais aussi parce qu'elle fut confrontée, lors de recherches, au vide éditorial en la matière.

En librairie depuis le 7 juin.

13 x 22, 226 pages 17 €

Tel: 06 81 73 53 61 

Magali à gauche en compagnie d’une admiratrice 

 

 Soirées « Ecouter Lire »

3/4h  de lecture à voix haute et 1/2h  d’échanges

 

Un  mercredi chaque  mois de 19h15 précises à 20h45 environ

( entrée gratuite, pas de réservation)

 

                                                  °°°°°°°°°°°°°°°°°°

26 septembre:  Dino Buzzati, italien  ( le désert des tartares, …)

 

24 octobre     : Milan Kundera, tchèque (l’insoutenable légèreté del’être)

 

21 novembre : Haruki Murakami, japonais (la ballade de l’impossible)

 

19 décembre  :   « je t’aime moi non plus …»                                                                                                                   

                           (scènes de la vie conjugale, extraits de romans divers)     

 

30 janvier      :  Alessandro Baricco, italien (soie, city, sans sang,…)

 

27 février       : Ismaïl Kadaré, albanais (le concert, avril brisé,…)

 

26 mars          : Paul Auster,  nord-américain (brooklyn follies,…)

 

23 avril           :  « un jour le futur… »         (extraits de romans          

                                        d’anticipation et de science-fiction)

 

                                      °°°°°°°°°°°°°°°°

               210 rue de Genève à Aix-les-Bains   (en face Monoprix)

  tél : 04 79  61 02 36                

             

 

JUIN 2007  

Librairie Chemin faisant  

Jocelyne Crosara a dédicacé « SERENITE AU CŒUR DU VOYAGE » !  

Jocelyne Crosara a réservé à la librairie "Chemin faisant" rue de Genève, la primeur de la 1ère dédicace de son troisième recueil de poèmes édité avec le concours de l'association Culture francophone.

Après « Poèmes d’une vie » fin 2003, et « Ballade pour la tendresse » en avril 2005,  à travers ce recueil 2007 « SERENITE AU CŒUR DU VOYAGE », avec le passage des 50 ans, Jocelyne Crosara a voulu laisser une empreinte littéraire vis à vis de tous ceux et celles qui ont marqué sa vie, remercier  tous ceux et celles qu’elle a rencontré : « J’essaie de positiver. A travers ces poèmes je veux apporter un peu de bonheur, de douceur, de sérénité dans le quotidien de ceux et celles qui me lise. »

A la cadence d’un recueil tous les 2 ans, Jocelyne précise qu’elle n’a pas encore trouvé l’inspiration pour commencer son 4ème recueil, mais elle reste tout le temps dans une poésie proche de la réalité !  

       

Dédicace à la Librairie Parisienne        

  Nouvelle édition pour  “ le Lac du Bourget: Miroir des Peintres et des Poètes ”  

Bien connu dans la région aixoise pour ses connaissances dans la peinture, Sylvain Jacqueline publiait fin aout 2000  un exceptionnel ouvrage composé de croquis littéraires et peintures: “ Le Lac du Bourget, Miroir des Peintres et des Poètes ”.

 Richement documenté et mettant harmonieusement en association texte littéraire et peinture, c’est aussi un ouvrage de références pour le lecteur avec des notes bibliographiques en fin d’ouvrage. Le succès auprès du public ne s’est pas fait attendre. n’est donc pas étonnant que le public avec 3000 ventes pour la 1ere édition sortie. Une 2ème édition connue le même succès avec 2000 vente et épuisée depuis 2004 !

En cette année 2007, l’éditeur “ La Fontaine de Siloé ” a décidé de réaliser un nouveau tirage de 1000 exemplaires pour atteindre le seuil des 6000 ventes d’où l’inscription « 6eme mille » sur la couverture de cette dernière édition. Il n’y a pas eu de modifications par rapport à la première sortie sauf au niveau des photos avec un meilleur rendu et l’amélioration de la qualité, conséquence de l’évolution de la technique depuis 2000 !

Pour la petite anecdote, la 1ere dédicace de ce livre a eu lieu fin août 2000 à la Librairie Parisienne et correspondait à l’ouverture de cette librairie !

Malgré ce succès il ne reste pas inactif. Pour la sortie de la revue N°41 de la Société Arts et Mémoire en septembre 2006,  il a réalisé un travail sur le peintre paysagiste anglais Sir Alfred East qui a séjourné à 4 reprises à Aix les Bains, au début du 20ème siècle !

Actuellement Sylvain Jacqueline travaille sur l’iconographie de la Reine Hortense lors de ses passages à Aix les Bains entre les années 1810 et 1815.  

Sylvain Jacqueline a dédicacé son livre le week end dernier à la Librairie Parisienne

livre2307.jpg (90925 octets)

Le pari courageux de Dominique Dord

Prologue

Dimanche 18 mars 2001. Il est 20 h passées de quelques minutes. Le téléphone collé à l'oreille, Dominique Dord patiente encore. Calmement, en masquant au mieux la nervosité qui envahit tout candidat au moment du résultat des élections, il mesure son avance. Un sentiment indescriptible où se mêlent impatience et une forme de joie intense. Les derniers bulletins viennent d'être dépouillés : c'est fait. Dominique Dord sera maire d'Aix-les-Bains. Sa liste est élue avec plus de 60 % des voix. Autour de lui, son équipe laisse éclater sa joie. Une campagne menée tambour battant par des femmes et des hommes et qui n'ont jamais douté de pouvoir faire quelque chose pour la cité thermale, qui ont ardemment souhaité se mettre au service des Aixois pour réveiller celle qu'ils nomment "la belle endormie" : un thème de campagne qui s'applique parfaitement à Aix, « ville superbe, au potentiel évident, qui malheureusement avait tendance à se replier sur elle-même au fil des années ». 

Mais le bonheur est fugace. L'instant délicieux de la victoire passé, le futur maire d'Aix-les-Bains se retrouve face à lui-même. Autour de lui, l'exaltation ne fait que croître. Un franc sourire barre son visage mais l'esprit est ailleurs. C'est à son père qu'il pense en ce moment. François. Un homme droit et rigoureux qui lui a insufflé très tôt le goût de la politique. Un homme pieux aussi, qui a su lui transmettre des valeurs humaines et spirituelles profondes. Un homme parti trop tôt : François Dord est mort le 15 janvier 2001. En pleine campagne de son fils pour les municipales aixoises. Soutien de la première heure pour les cantonales ou la députation, où son fils s'est illustré, il n'aura pas eu le temps de le connaître en tant que maire. 

« Mon père était très exigeant avec lui-même. De fait, il l'était tout autant avec ses enfants », se souvient Dominique. Professeur d'université, agrégé de Lettres, cet érudit était très présent à la maison où il passait des heures entières à préparer ses cours : « il exerçait ainsi une surveillance passive quasi-constante sur nous ; mes frères, mes sœurs et moi-même. Tout était très cadré. Nous savions tous, par exemple, qu'il ne fallait pas faire trop de bruit, goûter rapidement et apprendre nos leçons lorsque nous rentrions de l'école ».

Quatrième d'une fratrie de cinq enfants, Dominique reconnaît avoir reçu « une éducation plus souple que mes aînés, selon les dires de mon frère Denis et de mes deux sœurs Catherine et Cécile. D'après eux, mon petit frère Pierre et moi-même aurions été "plus épargnés" ! » 

Elève moyen, comme il se définit lui-même, abonné aux 12 ou 13 sur 20, il se rappelle pourtant avec émotion quelques "séances de rattrapage" avec son père : «J'étais alors en classe de seconde, et je n'étais pas particulièrement doué pour le latin. Lui qui connaissait tout de cette langue, comme du grec d'ailleurs, ne pouvait accepter que je n'aie pas de meilleures notes. S'ensuivaient alors quelques séances de travail mémorables dans son bureau que je me souviens avoir quitté plus d'une fois en pleurs ». Sa mère, Aliette, tempérait avec habileté cette forte personnalité dont elle absorbait les excès de rigidité. « Elle a toujours fait preuve d'une très grande douceur et savait se montrer conciliante », assure Dominique. 

 

Le dimanche n'était pas non plus voué à l'oisiveté. Catholique pratiquant, François Dord était un fidèle de la messe dominicale. « De sa vie, il n'a jamais manqué ce rendez-vous auquel nous étions obligés de l'accompagner, raconte Dominique. C'était parfois dur lorsque j'étais adolescent car nous étions tout un groupe de copains, et forcément, le samedi soir nous rentrions tard. On peut imaginer la difficulté de se lever le dimanche matin pour aller à la messe qui ne nous passionnait pas... ». Ce jour était davantage consacré au Seigneur qu'au repos. Cela n'a pourtant jamais détourné Dominique de la religion, qu'il pratique, lui aussi, avec assiduité. « Nos enfants nous accompagnent, ma femme et moi, à la messe ; c'est le plus souvent un super moment de communion et de recueillement en commun ; je crois que ça nous fait du bien ». 

Dur avec les études, son père était, en revanche, prêt à tout pour que ses enfants s'adonnent à la pratique sportive. « Je reste toujours frappé de la facilité avec laquelle il a accepté de m'offrir mon premier vélo lorsqu'il a su que j'en voulais un ! », sourit-il. C'est grâce à son parrain de baptême, Jean-Gaspard Perrier, l'auteur du "Petiou", que Dominique prit goût au vélo à l'adolescence. « Gaspard est une sacrée personnalité. Petit paysan de Saint-Pierre d'Albigny, il est né dans la misère à l'époque de la première guerre mondiale. Il s'est fait tout seul après une carrière de cheminot à Chambéry. Non seulement il n'a jamais renié ses origines mais il en est très fier, au point d'en avoir fait un très beau bouquin qui compte parmi les best-sellers savoyards. J'ai beaucoup d'affection pour ce parrain hors normes, copain de scoutisme de mon père, qui m'a donné le goût des chevauchées à vélo et a accepté d'être mon dernier colistier lors des élections municipales de Chambéry, en 1995. C'est lui qui m'a tout appris des pignons, des plateaux, de la mécanique. C'est avec lui aussi que j'ai commencé à grimper mes premiers cols ». Quelques années plus tard, il entrera dans le club des "100 cols", dont il est toujours membre avec plus de 400 sommets à son actif. Il bouclera également un tour de France cyclotouriste, le tour du Mont-Blanc ou encore le fameux BRA (brevet de randonneurs des Alpes). Le vélo comme une seconde nature qui l'entraînera naturellement par la suite au dépassement de soi avec le triathlon. 

Ce père a toujours été, et reste aujourd'hui un modèle pour Dominique Dord. Modèle de rigueur, modèle d'exigence, « qui pourrait passer aux yeux de certains pour une forme d'intolérance », reconnaît-il. Modèle de vie, tout simplement, qu'il essaie, avec son épouse Isabelle, de transmettre à leurs quatre filles, Ségolène, Caroline, Camille et Clémence. « Dans la vie de tous les jours, je crois qu'il est précieux de posséder cette forme de rigueur, précise-t-il. Elle contribue à l'hygiène de vie personnelle et nous force à nous corriger en permanence, pour nous-mêmes et pour les autres ». 

Ce modèle de rigidité s'est tout de même quelque peu assoupli une génération plus tard. « Mon père, souvent, ne prenait pas le temps de l'explication, il tranchait ! Avec Isabelle, nous mettons plus l'accent sur la pédagogie. Nous essayons de donner à nos enfants une vision de tolérance à l'égard des autres. C'est d'ailleurs une ouverture d'esprit que j'ai énormément ressentie depuis que je suis dans la vie publique ». 

La famille Dord, celle de François comme celle de Dominique, a toujours été très unie. Une constante à laquelle le patriarche n'a jamais dérogé. « II était très attaché à sa femme et à ses enfants, insiste-t-il. Il était absolument exclu qu'il fasse quelque chose sans nous et je n'ai jamais vu mes parents s'offrir un voyage, seuls, en tête à tête ». Avec un salaire de professeur pour sept, les Dord ne roulaient pas sur l'or. Mais à chaque sortie familiale, tout le monde était convié « et l'on s'entassait tant bien que mal dans la vieille DS break ou ensuite la 404 break », se souvient Dominique. 

"L'esprit de clan" fait partie de sa vie. « On a baigné dedans étant petit », sourit-il. Chaque jeudi, puis ensuite tous les mercredis, les frères, sœurs et cousins se retrouvaient chez sa grand-mère "Maminette" à Chambéry : « on était au moins une trentaine à participer à ces rassemblements que l'on pourrait presque qualifier de tribaux ! ». Madame Dord mère était elle-même, issue d'une famille de six enfants. Et si Dominique a aujourd'hui quatre filles, sa sœur Catherine a quatre enfants également, Denis et Cécile, trois chacun, et Pierre, le petit dernier, six ! 

Autant de responsabilités et de valeurs à transmettre auxquelles François Dord a imprimé sa forte personnalité. Son empreinte est à jamais marquée chez les siens qu'il a tant chéris. Dominique, lui, n'a jamais oublié deux adages sur lesquels s'appuyait constamment son père : « La peur est la première des vertus », disait-il. Autrement dit, l'excès de confiance peut se retourner contre soi et cela permet de ne pas s'exposer inutilement. Et « l'hypocrisie est absolument nécessaire en société ». Une phrase lourde de sens, prise au premier degré. Mais qui signifie que l'on ne doit pas toujours dire aux autres ce que l'on pense d'eux si c'est négatif au risque de les blesser. « Presque une forme de politesse », souligne-t-il. 

On l'aura compris, son père est très présent dans la vie de Dominique Dord. Et en ce moment de bonheur du 18 mars 2001, son absence est pesante. « Lorsqu'il est mort, j'avais envie d'arrêter ma campagne électorale ; je me trouvais indécent, confie-t-il. Mais ma famille m'a aussitôt soutenu et convaincu du contraire, ma mère en tête ». A tous les niveaux d'ailleurs les soutiens se sont fait entendre : « Je me souviens du coup de téléphone de Jacques Chirac à ma mère lors de la sépulture. Ce fut très émouvant. Je revois ma mère dire à Chirac :  n'oubliez pas de prier pour lui. Il fallait oser ! Cette période a été très douloureuse. Les informations que j'avais me donnaient perdant mais j'y ai toujours cru. La campagne avait commencé avec mon père, je n'allais pas tout arrêter maintenant qu'il n'était plus là ». 

« A ce moment-là, c'est un autre ami de mon père qui m'a  été précieux : Pierre Fontanel.

Lui aussi est une personnalité de la vie savoyarde. Culturelle en particulier. Mon père redoutait un peu que je m'engage dans un mandat de maire. Il était inquiet pour ma famille, connaissant bien l'investissement personnel total que ce mandat requiert. Pierre Fontanel pensait au contraire que c'est là que je serais le   plus   efficace.   Il   m'a   beaucoup   aidé,   en   coulisse notamment, pour essayer de parvenir à un accord électoral avec André Grosjean, le maire sortant, et après l'échec de cet accord, il a continué. 

Pierre Fontanel me connaissait bien. Il siégeait dans mon petit groupe municipal à Chambéry. Il avait accepté de prendre à ma demande, et à près de 80 printemps, la présidence de l'ADMS lorsque j'étais vice-président du Conseil général délégué aux affaires culturelles du Département.

Pour moi, c'est un entrepreneur culturel, peut-être le plus important de Savoie. C'est l'homme du grand carillon du Château des Ducs, c'est le redresseur de la Vie Nouvelle, c'est un maillon clé de la Maison de la culture de Chambéry ou de la Société des concerts. Sa tutelle affectueuse et exigeante me sécurisait ». 

Les images se bousculent en cet instant. Dominique est fier d'avoir succédé à son père comme Conseiller municipal de Chambéry. Il est heureux que celui-ci l'ait connu Conseiller général et député. Il regrette simplement qu'il ne soit pas là, ce soir, à ses côtés. 

MAI 2007

Librairie Chemin Faisant

Programme du mois de juin:

1) samedi 2 juin, de 15heures à 19h, à la librairie, vous pourrez rencontrer Jocelyne Crosara, l'auteur aixoise, à l'occasion de la sortie de son nouveau recueil de poésies "Sérénité au coeur du voyage"

2) jeudi 7 juin, de 19h à 21h, à la librairie, atelier d'écriture, animé par Philippe Chinkirch, auteur-compositeur-musicien (entrée 9€)

3) mardi 12 juin de 19h15 à 20 h30, à la librairie, 2eme conférence du cycle "connaissance de soi", animé par Maryse Champourlier,  sur le thème de "l'auto-guérison": comment un dialogue constant entre soi et l'être suprême peut conduire à l'auto-guérison, dans l'esprit de l'enseignement de Rudolph Steiner (participation aux frais : libre)

Librairie Chemin Faisant

210 avenue de Genève 73100 Aix-les-Bains tél 04-79-61-02-36

Dédicace Chemin Faisant  

Jocelyne Crosara dédicacera son nouveau recueil de Poèmes « Sérénité au cœur du voyage », le samedi 2 juin 2007 de 14h30 à 19h à la librairie Chemin Faisant avenue de Genève

AVRIL 2007 

Jean-Pierre Raffarin dédicace à la Librairie Parisienne 

L’ancien 1er ministre Jean-Pierre Raffarin, ami du député maire Dominique Dord, était à Aix les Bains pour un meeting de soutien à Nicolas Sarkozy, au Casino Grand Cercle.

A cette occasion une dédicace de son dernier livre "La dernière marche, lettre à Nicolas Sarkozy" s’est déroulée à la Librairie Parisienne. 

Dans une atmosphère détendue et sympathique, de nombreux sympathisants, curieux et lecteurs s’étaient déplacés. Très disponible, Jean Pierre Raffarin a conversé avec ses différents interlocuteurs. 

MARS 2007  

Soirées littéraires 2007   

2 animations au programme, toutes deux avec entrée gratuite:

Jeudi 5 avril de 19h15 à 20h45 : atelier d'écriture animé par  Philippe Chinkirch (9€)

Mercredi 25 avril de 19h15 à 20h45 : soirée littéraire ( lecture à voix haute puis échange avec les participants) sur John Steinbeck (entrée libre)  

Dédicace de François Bénit à l’Espace Curistes  

Dernièrement François Bénit a dédicacé son ouvrage « Brouillard sur la maison des Silens », à l’Espace Curistes au premier étage du bâtiment des Anciens Thermes.

Roman policier bien loin des écrits de la populaire Série Noire.

Ce jeune auteur local se spécialise dans le polar ou plutôt dans le roman d’ambiance sur trame d’enquête policière. 

   

Photos R.Z.

Aix les Bains    Hôtel Astoria 

  Succès pour la 2ème édition du « Au HAMEAU à MOTS » : Une autre façon de partager les mots ! 

  « Au HAMEAU à MOTS » a vu le jour le 11 mars 2006 à la MJC d'Aix-les-Bains. Pour cette 2ème édition, « Au HAMEAU à MOTS » était l’invité de l’hôtel Astoria, une manifestation soutenue par la municipalité.

 À l'heure où les salons littéraires poussent comme des champignons, le   « Au Hameau à mots » se veut novateur. « Au HAMEAU à MOTS », il n'y a pas d'exposants, relégués derrière des stands, regardant défiler des visiteurs impassibles venus « voir de près » la star littéraire du moment. « Au Hameau à mots » c'est tout le contraire : auteurs, calligraphe, comédiens, conteurs, écrivain public, imprimeur,